Présentation

Recherche

Créer un Blog

Mardi 2 juin 2009


voir l'image en taille réelle
Témoignage d’un ancien orphelin : Lévi.(rédigé par Lysdesaron)

 

Il est arrivé un dimanche matin à  la maison, la main dans la main du directeur de la Fondation Internationale Lysdesaron, Philippe Sipewo.


voir l'image en taille réelle
 

Son témoignage est rempli d’émotion,

Il est bon de glorifier la bonté de L’Eternel et Sa miséricorde qui dure à toujours.

 

Je peux m’associer à Lévi, pour dire en ce jour :

 

« J’avais mis en L’Eternel mon espérance ;

Et il s’est incliné vers moi,

Il a écouté mes cris. »

 

Psaumes 4O : 2

 

 

Bonjour,

 

Je suis ce jeune adolescent qui était orphelin et qui grâce à D.ieu ne l’est plus.

Il a fait de moi un homme à part, me retirant de la fosse de destruction,

Pour m’amener dans Son plan glorieux.

Je remercie Le Seigneur qui m’a donné un papa et une maman et aussi parce qu’Il m’a sorti de ma détresse pour me mettre dans une maison, alors que je vivais dans la rue.

Je vivais dans un village avec ma mère, qui était seule pour m’élever.

Le 8 mars 2006, alors que j’avais 14 ans, ma maman est décédée, suite à une maladie de cœur. Elle avait très mal à la poitrine et la douleur la faisait pleurer quelquefois.

Je ne savais pas ce que c’était, et un jour elle m’a surpris et cette surprise était la mort !

Puisque j’étais seul, j’ai demandé de l’aide aux jeunes du village, pour ma situation, et ils m’ont manifesté de l’amour, car moi aussi je les aidais comme je pouvais, je leur donnais des conseils, et quand ils ont vu mon désespoir, ils m’ont aidé à enterrer ma mère.

Après l’avoir enterré, ils m’ont consolé mais cela ne suffisait pas pour moi, car une mère est très chère.

J’ai eu beaucoup de peine, parce que n’ayant pas de moyen, elle ne fut pas mise dans un cercueil, mais enveloppée dans un drap et mise à terre.

Ma mère était l’être le plus important après D.ieu pour moi.

Pourquoi ?

Car elle m’a accouché, et m’a communiqué l’amour ;  grâce à elle, à ses conseils précieux, j’ai essayé de survivre, mais je voulais la rejoindre.

J’ai quitté le village pour me rendre dans une ville, afin de gagner un peu d’argent, en faisant porteur.

Après sa mort, je pensais que tout était fini pour moi, parce que je n’avais aucun soutien de personne, les seuls membres de la famille qui restaient au village ne m’aimaient pas et me rejetaient comme un bâtard.

J’ai gardé la foi, en disant :

« Seigneur, pourquoi tout cela ? »

Je ne savais pas alors ce qui m’attendait sur ce parcours où j’avais pitié de moi-même,

Mais je me sentais fort et je gardais cette force pour les jours où je faiblissais.

La colère s’emparait de moi, les questions, les doutes, la haine parfois, et l’envie de quitter ce monde, et me reposer enfin.

J’ai cherché même à me suicider, mais D.ieu n’a pas permis.

Un matin alors que j’étais dans la rue, j’ai rencontré un homme qui cherchait à faire la monnaie.

Aussitôt je l’aidais et il voulut me récompenser, c’est ainsi que nous avons parlé et que je lui ai ouvert mon cœur, en dévoilant mon triste sort.

Il m’amena dans sa maison et je trouvais une maman, des frères, des sœurs, une grand-mère,

Une famille  enfin !

Il m’a aussi béni en me donnant un parrain, Dominique en Belgique et une marraine, Florence près de Bordeaux.

 

Au début que je suis arrivé dans cette maison de paix, j’ai cru que  c’était un rêve, Mais le rêve dure parce que  c’est une réalité que je vis au quotidien et non un songe.

Je me suis complètement tourné vers D .ieu car il n’y a que Lui pour faire un tel miracle, et je suis heureux de ne plus être un orphelin aujourd’hui.

Je vais à présent visiter les orphelinats et témoigner de la bonté de D.ieu.

Mon désir est d’être un ambassadeur pour les orphelins dans le monde entier,

Et proclamer ceci :

 

D.ieu s’occupe de l’orphelin !

 voir l'image en taille réelle

Je ne m’appelle plus Herman, car en passant par les eaux du baptême récemment, j’ai reçu le nom de Lévi, ce qui signifie sacrificateur.

J’ai une vraie relation avec D.ieu à présent, qui ne se limite pas seulement à une prière quotidienne, mais à un temps d’adoration et de louange, de lecture de la Bible, et aussi de témoigner autour de moi par des actes d’amour, que D.ieu est vivant.

 

Je n’ai aucun mot assez grand pour remercier D.ieu,

Mais j’ai choisi de Le suivre et de le servir toute ma vie, avec cette famille qu’Il m’a donnée,

Et dès à présent, je ne regarde plus mon passé

Maintenant, mon futur est assuré, car L’Eternel m’a mis sous la bannière de Son amour.

J’ai choisi de vivre avec le D.ieu d’Israël et non un autre D.ieu.

Il n’y a qu’un seul D .ieu et je bénis Israël, cette terre sainte.

 

 

A tous les orphelins du monde entier :

 

Bonjour à vous mes petits frères et sœurs orphelins.

Ce que je peux vous dire c’est que vous ne devez pas penser que vous êtes perdu, car Le Seigneur s’occupe de vous.

Je suis cet exemple pour vous.

Croyez au Seigneur, car Il viendra à votre secours.

Que l’amour du Seigneur coule dans vos veines, comme l’eau du rocher.

Pensez au Seigneur tous les jours et vous verrez le miracle dans votre vie.

Votre frère Lévi qui vous aime.

 

Je vous aime,

 

Lévi.



 voir l'image en taille réelle

 

 

 

 

Par COJUMEIC - Publié dans : TEMOIGNAGE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 30 mai 2009

 




La Thora nous déclare ceci, en rapport avec cette fête de Shavouot ou de Pentecôte :

 

L’Eternel parla à Moïse et dit :

 

« Depuis le lendemain du Shabbat, le jour où vous apporterez la gerbe qui sera agitée de côté et d’autre, vous compterez sept semaines entières.

Vous compterez cinquante jours jusqu’au lendemain du septième Shabbat ; et vous ferez à L’Eternel une offrande nouvelle.

Vous apporterez de vos demeures deux pains pour qu’ils soient agités de côté et d’autre ; ils seront fait avec deux dixièmes de fleur de farine, et cuits avec du levain ; ce sont les prémices de L’Eternel. »

 

Lévitiques 23 : 15 à 17

 

 

A la fête de Shavouot ou de Pentecôte, chaque famille est tenue de préparer deux pains, comme Le Seigneur l’as prescrit, afin qu’ils soient agités de côté et d’autre dans la réjouissance.

Hacham réclame ces deux pains comme prémices de la part de Ses enfants en ce jour de Shavouot.

Ces deux pains représentent ces deux tables de la Loi que Moshé a transmise au peuple de D.ieu.

C’est aussi la promesse de fidélité et d’obéissance que le peuple s’engagea à honorer devant Son Créateur.

Ils doivent être agités dans un élan de louange et d’adoration pour ce que Le Seigneur fait pour Ses enfants et de ce qu’Il nous donne la vie à travers la Torah.

Le Psalmiste s’écriait ainsi :

 

« Ouvre mes yeux O Eternel pour que je contemple les merveilles de Ta Torah !

Je suis un étranger sur la terre ;  ne me cache pas Tes commandements ! »

 

Psaumes 119 : 18 à 19

 

La Torah occupe une place vitale dans la foi de chacun de nous et la fête de Shavouot est une loi perpétuelle que nous sommes tenus de garder, en signe d’obéissance aux Paroles du Créateur, car Il déclare ceci :

 

« Ce jour même, vous publierez la fête, et vous aurez une sainte convocation ;

Vous ne ferez aucune œuvre servile, c’est une loi perpétuelle pour vos descendants dans tous les lieux où vous habiterez. »

 

Lévitique 23 : 21

 

C’est pour cette raison, que nous continuons dans la Communauté Juive Internationale du Cameroun de garder cette fête de L’Eternel, et de la vivre pleinement.

Cependant, compte tenu du fait que nous n’avons pas d’autel, ni de souverain sacrificateur, et étant dans la diaspora, nous ne sommes pas tenus de sacrifier des animaux mentionnés dans ce même chapitre de Lévitique 23, car ce rôle revient aux Lévites et au Temple.

L’une des raisons pour lesquelles nous continuons à garder cette fête, se justifie par le fait que les disciples de Yeshoua Hamachiah, ont continué après Sa mort d’observer cette fête, sous sa recommandation, comme Lui-même l’avait fait de Son vivant.

C’est lors de cette célébration de la fête de Shavouot ou Pentecôte, que

Le Saint-Esprit fut déversé sur les disciples, qui se mirent à parler en langues alors que la foule venue de tous les pays, pour cette célébration entendait chacun dans sa propre langue maternelle.

(Actes 2)

C’est donc en observant la Torah, que les disciples reçurent

le Saint-Esprit ce jour là.

Et ceux qui se réclament pentecôtistes, devraient se souvenir que c’est une fête que Le Seigneur a institué à perpétuité, pour ceux qui veulent recevoir un esprit qui découle du Saint Trône Céleste et non des inventions hallucinantes des hommes.

Alors que nous nous approchons de Shavouot, demandons dans nos prières, l’effusion du Saint-Esprit et la soumission aux commandements de D.ieu pour une vie spirituelle, exempte de toute duplicité.

Ma prière, est que Le Seigneur grave Sa Torah dans nos cœurs et que nos vies soient désormais un miroir de la Sainteté de D.ieu.

Bonne fête de Shavouot !

 

Shalom

 

©Phildesion

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par COJUMEIC - Publié dans : ETUDE DE LA TORAH
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 29 mai 2009




SHAVOUOT

Fête de la Thora

Don de la Thora

 

6 et 7 Sivan

29 et 30 Mai 2009

 

 

Chers amis d’Israël,

 

Nous voici arrivés à la fête de Shavouot.
Elle est célébrée les 6 et 7 du mois de Sivan. C’est une très grande fête
pour le Peuple Juif, puisque c’est le jour de la promulgation des lois de la Thora sur le mont Sinaï, en présence de tout le peuple d’Israël.

 

Parmi les fêtes de l’Eternel, Shavouot est la dernière avant Rosh Hashana,
 la tête de l’année.

 

Cet évènement ô combien important du Don de la Thora est relaté
dans la Bible (Exode 19/20).

 

Plusieurs noms sont donnés à cette fête :

-        la fête des moissons car elle tombe au moment des moissons,

-        la fête des semaines,

-        le jour des prémices,

-        le temps du Don de la Thora.

 

Dans les synagogues, on y fait lecture de la méguila (livre) de Ruth.

D’ailleurs, je vous encourage à cette occasion de relire le livre de Ruth
et de méditer sur l’attachement profond de Ruth envers le peuple Juif.

 

En tant qu’amis d’Israël, qui ne s’est pas un peu identifié à Ruth lorsqu’elle dit
à sa belle-mère :

 

« Ne me presse pas de te laisser, de retourner loin de toi.
 Où tu iras j’irai, où tu demeureras, je demeurerai ;
ton peuple sera mon peuple,
 et ton D-ieu sera mon D-ieu ; où tu mourras, je mourrai
et j’y serai enterrée.
Que l’E-ternel me traite dans toute sa rigueur si autre chose
que la mort vient à me séparer de toi ! »

 

Un ami et frère Juif nous faisaient remarquer très justement
il y a quelques années, que la version segond de la Bible était incorrecte.
 En fait, la traduction précise est la suivante :

 

« Ton peuple EST mon peuple,

Et ton D-ieu EST mon D-ieu

Où tu mourras, je mourrai et je serai enterrée.

Que l’Eternel me traite dans toute sa rigueur

Si autre chose que la mort vient à ma séparer de toi ! »

 

Arrêtons nous un moment sur ce passage. En effet, il est facile
de dire que l’on aime le peuple Juif, mais que deviendra t’il cet amour
lorsqu’il deviendra très dangereux de soutenir Israël.
 Le mot « amour » sera-t-il aussi éphémère que le sont tant de mots
 sortis de notre bouche. Qu’en sera-t-il lorsqu’il faudra aider
et protéger le peuple Juif en allant (forcément) à contre-courant de tout
et de tout le monde, jusqu’où sommes-nous prêts à aller
pour l’Amour de Sion ???





Lorsque nous déclarions
« ton peuple sera mon peuple, ton D-ieu
sera mon D-ieu »
, cela n’engageait pas trop notre responsabilité,
car après tout ce futur nous emmenait dans un avenir imprécis
qui n’était peut-être que spirituel, cela en arrangerait beaucoup !

 

Nous voici dans une époque très spéciale en France,
et ce, depuis plusieurs années, où l’antisémitisme fait rage.
 Où l’on sent bien qu’à tout moment on peut remettre au goût du jour
 les lois de Vichy ! « Oh, mais non » va-t-on rétorquer
« ce n’est pas possible, pas à notre époque, pas dans un pays comme la France. »

 

Il est étrange de voir que les propos d’aujourd’hui sont les mêmes
que ceux d’avant la seconde guerre mondiale.

 

« Il y a bien des points de comparaison entre la météorologie et le climat politique
 d’un pays. Il est bien rare qu’un orage éclate brusquement
sans que le ciel ne se soit obscurci auparavant de lourds nuages menaçants.
Est-ce à partir de la prise de pouvoir par Hitler ?

Du 6 février 1934 ? Du front populaire ?
Des clameurs hystériques de Nuremberg ?
Toujours est-il que progressivement, imperceptiblement,
l’atmosphère changea à coups de

« France aux français », d’éditoriaux haineux et de meetings.

Certains hochaient la tête en silence, mais invariablement
comme pour se rassurer,
finissaient tous par dire que Hitler ne ferait pas ce qu’il annonçait
à la face du monde. On l’en empêcherait, disait l’un, ils ne le laisseront pas faire,
reprenait l’autre.

 Personne, hélas, ne leur demanda jamais qui étaient ces « on » et ces « ils »
en qui ils plaçaient tous leurs espoirs, tandis que l’ogre nazi avançait.

 Une haleine fétide se répandait sur toute la France mais nous pensions
qu’elle n’atteindrait jamais la porte de notre appartement… »

 


Discours d’avant-guerre

TON PEUPLE EST MON PEUPLE

TON D-IEU EST MON D-IEU

 

Nous avons lu et relu ce passage en rêvant, en nous l’appropriant pour qualifier
notre propre attachement au Peuple Juif. Mais qu’en est-il réellement aujourd’hui
en ces temps si troublés, où Israël est l’objet de toutes les calomnies,
de toutes les haines, de toutes les injustices, salie par les mensonges
médiatiques faisant d’Elle l’éternelle coupable ?

 

Les paroles de Ruth si profondes, si sérieuses et si émouvantes sont à méditer :

 

QUE L’E-TERNEL ME TRAITE DANS TOUTE SA RIGUEUR
SI AUTRE CHOSE QUE LA MORT VIENT A ME SEPARER DE TOI.

 

Sommes-nous prêts à le déclarer ?

 

Shavouot correspond aussi à l’Effusion de l’Esprit-Saint, décrit dans le livre
 des actes au chapitre 2.

 

En Israël et en Diaspora, il règne une joyeuse effervescence
et les synagogues sont décorées. On consomme selon la tradition des mets lactés
pendant la fête (crêpes, couscous au beurre, gâteaux au fromage et bien
d’autres recettes selon les lieux).

 

Alors, réjouissons-nous avec le Peuple Juif à l’occasion de cette grande fête
 de l’E-ternel.

 

N’oubliez pas que les fêtes de l’E-ternel sont toujours un excellent moment
pour faire un petit signe d’amitié à vos amis juifs, aux communautés et associations,
aux familles, vos voisins, vos commerçants, à l’Ambassade d’Israël, etc… etc…

 

La Thora est un arbre de vie                                   Heureux l’homme que

Pour ceux qui la détiennent.                                  Tu instruis dans Ta loi

Psaume 3/17                                                             Psaume 94/12


Message transmis de la part de mon amie Sylviane Cuartero, 
A votre servante Lysdesaron.

SHABBAT   SHALOM

Avec mon affection, et celle de Sylviane,

Lysdesaron 

 

  

 voir l'image en taille réelle

 

 

 

 

 

Par COJUMEIC - Publié dans : NOUVELLES D'ISRAEL
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 27 mai 2009

 




La vie est pleine de surprises. Certaines n’ont pas d’incidence particulière,
 d’autres par contre sont placées sur notre chemin et ne sont pas anodines.
 Je dirai même qu’elles contribuent à notre devenir.

Nous prenons des décisions pas toujours heureuses, mais parfois nous faisons
des choix qui semblent être le fait total du hasard, mais qui ne le sont pas !

 

C’est ce qui m’est arrivé en 1987, où païenne de mon état, j’errai dans
le dédale de la vie, cherchant désespérément des lueurs de bonheur ici et là,
mais lorsque je croyais les atteindre, elles s’évanouissaient aussi vite
qu’elles étaient apparues.

 

J’espérais tellement qu’il existât autre chose que ce que l’on voit,
ce que l’on entend, ce qui nous entoure, qu’il existât un lieu secret
où tout était paisible et serein. Un rêve inavoué enfoui au fond de mon être
aspirait à ce que D-ieu existât, cela semblait si beau, trop beau…

 

J’envisageai de faire un voyage à l’étranger, mais je n’avais pas de destination précise,
si ce n’est une grande envie de découvrir le désert.

 

Jusqu’au jour où je tombai par hasard  sur une brochure qui proposait
un raid en 4/4, Magique Sinaï.

 

Je fus littéralement fascinée par les quelques lignes de présentation :

 

Magique Sinaï

Nous vous proposons de partir à la recherche de Moïse.
Nous devrons emprunter le tunnel sous la mer Rouge.
Entre le golfe de Suez, la mer Méditerranée et le golfe d’Aqaba, le Sinaï
est une région désertique et montagneuse dont le point culminant est
le Mont Sainte-Catherine,
appelé aussi Mont Moïse (2462 m).
            A la recherche du chemin suivi par les Hébreux, nous passerons l’oasis
pittoresque d’Ayoun Mousa « les sources de Moïse ».
Par un sentier édifié par les nomades, nous monterons au Mont Moïse,
vue impressionnante, etc… etc…

 

Ce «magique Sinaï » me captivait et je m’imaginais déjà sillonnant
le désert et vivant une grande aventure.
 Cela devint une obsession.
Avec le recul du temps, je dois avouer qu’à cette époque
j’étais en recherche de quelque chose de fort, de quelque chose
qui puisse m’aider à évacuer ce mal être qui me rongeait.

 

Le nom de Moïse m’avait attirée. J’avais bien sûr déjà entendu parler
 de Moïse ou vu des films, mais tout cela était bien flou dans mon esprit,
et pour moi ce n’était qu’une belle légende parmi tant d’autres.

 

C’est ainsi qu’en novembre 1987, je me lançais pleine d’espoir,
avec un groupe de cinq personnes, parcourant le désert en land-rover
sur les traces de Moïse. J’étais assoiffée, mais de quoi je n’en avais pas vraiment
conscience. Ce que je savais c’est que je ne pouvais plus vivre ainsi,
avec l’angoisse du lendemain, avec cette destinée terrifiante
que les médecins m’avaient prédite dès la petite enfance,
avec toutes ces horreurs qui revenaient me hanter jour et nuit.

 

Des moments intenses étaient au rendez-vous pendant cette folle
 escapade dans le désert, parfum d’ivresse et de liberté.

 

Je me souviens des aubes auréolées de promesses où je restais juchée
sur des petites collines pour écouter le silence…


 


Je me souviens de cette paix qui l’espace d’un instant effaçait tant de douleurs,
 tant de tumultes. D’où venait-elle cette présence invisible et silencieuse
 qui me caressait et me désaltérait de mille tendresses ?

 

Je me souviens aussi avec amusement et émotion de cette ascension
du Mont Moïse, où épuisée de fatigue, je suis tombée quatre fois
sur le chemin rocailleux, pleurant de colère et de découragement,
levant les yeux au ciel en criant : Moïse, aide-moi ! »
J’étais déterminée à aller jusqu’en haut, dussé-je continuer la montée en rampant !

 

Cinq ans plus tard

 

…Ce n’était pas un rêve. J’étais là en cet été 1992, enivrée de bonheur,
savourant comme sur un nuage, la plénitude douce et ouatée qui m’enveloppait
à chaque instant sur cette terre d’Israël, avec cette sensation de renaître.
A nouveau, je riais, je vibrais, je respirais à fond la beauté, les senteurs… la Vie.

 

Ces cinq dernières années avaient été un chaos, un brisement dont j’ai cru
ne jamais pouvoir me relever jusqu’à souhaiter mourir pour être délivrée
du cauchemar qui étouffait mon âme, mes pensées et mon corps.

 

Et puis, un jour tout m’a semblé plus lumineux, tout m’a semblé possible,
même l’impossible. Un fol espoir m’avait envahie auquel
je me raccrochais comme à une bouée de sauvetage.

 

Et un matin de printemps 1992,  j’ai fait un vœu fort et poignant :

 

« O Seigneur, redonne-moi des forces, de la vitalité, permets que mes yeux
 à nouveau puisse contempler ta création, permets moi de pouvoir voyager à nouveau,
 et je Te promets que mon prochain voyage sera Israël. »

 

Certes, c’était une prière bien maladroite et naïve, mais elle était d’une
telle sincérité ! une promesse belle et pure, enfantine mais profonde,
comme le sont les prières des âmes toutes frêles qui viennent de découvrir
avec émerveillement que D-ieu les aime.

 

C’est ainsi que je me retrouvai en Israël pour un voyage de quinze jours,

incluant une escapade dans le désert du Sinaï, avec un groupe de chrétiens.

 

Excursion dans le désert du Sinaï – 28 juillet 1992

 

Quel hasard, pourrait-on dire, mon dernier voyage que je croyais être le dernier, avait été le Sinaï… puis durant cinq longues années, j’ai erré dans un désert de solitude et d’angoisses, ballottée tel un pantin désarticulé d’hôpitaux en hôpitaux, de déceptions en désillusions, sombrant vers le néant…

 

Et je me retrouve ce 28 juillet 1992 sur les traces de Moïse… Bible en main !

 

Il faisait encore nuit lorsque je franchis avec le groupe et notre guide israélienne,
 la frontière Israélo-Egyptienne à Taba. Là, nos passeports et visas sont épluchés scrupuleusement par les agents égyptiens.

 

Enjeu de violents combats en 1967 et 1973 entre les pays arabes et Israël, le Sinaï
a été en 1982 déclaré possession égyptienne. Le passage à la frontière de Taba
est donc toujours un peu tendu. Les chauffeurs israéliens ne peuvent pas entrer
en Egypte, c’est pourquoi nous devons prendre un bus égyptien avec des guides du pays, à cause de la concurrence touristique.

 

De grands hôtels se trouvent non loin de la frontière. Ils sont délabrés et ont du connaître des jours meilleurs. Ils appartenaient à Israël avant que la frontière ne soit retracée. Notre guide israélienne, Dina, nous dit avec beaucoup de tact : « Ces hôtels sont passés du côté égyptien. Israël en a fait cadeau à l’Egypte. Ils étaient très luxueux et sophistiqués, mais les égyptiens n’ayant pas le même sens de l’organisation que les israéliens, ils sont tombés peu à peu en désuétude… »

 

Le jour se lève tandis que nous roulons à travers le désert. Cet instant
est grandiose et émouvant à la fois. Les couleurs changent en harmonie
avec l’aube naissante, en harmonie avec mes propres sentiments.
 C’est un spectacle fantastique et merveilleux dans le désert.

 

Je suis très émue de me retrouver à nouveau sur les traces de Moïse !
Nous roulons plusieurs heures en contemplant l’immensité désertique,
bercés par la douceur du moment. Le soleil est maintenant haut dans le ciel
et les teintes ont changé. La chaleur est intense et les bouteilles d’eau
sont les bienvenues.

 

Le paysage défile sous mes yeux ébahis. Je ne me lasserai jamais
de ce décor fascinant. Des montagnes rocheuses succèdent aux longues étendues sablonneuses. De temps en temps un arbre apparaît, comme perdu au milieu
de l’immensité. Par endroits, des dromadaires nous observent d’un œil blasé.

 

Et D-ieu fit faire au peuple un détour par le chemin du désert vers la mer Rouge .

Exode 13/18

 

C’est dans le désert du Sinaï qu’a erré pendant quarante ans le peuple hébreu.
D-ieu avait donné mission à Moïse de faire sortir le peuple d’Egypte,
 pour le conduire jusqu’au pays promis, le pays où coulent le lait et le miel…

 

Le désert du Sinaï est rempli de sites où D-ieu s’est manifesté
pour parler à Son peuple. On ne peut pas y rester insensible, je me rappelle l’étrange impression que j’avais eue, il y a cinq ans. J’avais ressenti sans rien connaître
des choses de D-ieu que quelque chose de miraculeux s’était produit
dans ce désert.

 

Des images du passé affluent, et je me revois cinq ans auparavant,
juchée en haut d’un rocher, admirant le lever du soleil et contemplant
l’infini. Le silence était impressionnant car total.  
Je restais des heures ainsi, à la recherche d’un créateur qui existait déjà
dans mon cœur.

 

Le Sinaï a été témoin de nombreuses batailles militaires qui ont eu lieu
 à l’époque des pharaons, depuis Ahmès I jusqu’à la guerre d’octobre 1973.
Aujourd’hui, le matériel de guerre disparaît de plus en plus, englouti par le sable.
 Les postes militaires sont nombreux et nous sommes arrêtés de temps en temps
pour des contrôles.

 

En 333, Alexandre le Grand traversa le Sinaï lors de sa conquête d’Egypte.
Les derniers qui empruntèrent cette voie furent les arables musulmans.

 

Par sa place géographique, la péninsule du Sinaï constitue le point
de liaison entre l’Asie, l’Afrique et l’Europe par voie de terre.
L’or, le cuivre et la turquoise y ont été puisés, ce qui valût au Sinaï le nom
de « pays de la turquoise ».

 

Le Sinaï jouit de paysages fascinants. Au sud ce sont des montagnes
élevées alors qu’au nord, tout au long de la côte, s’étendent des arbres
et des palmeraies. Il est aussi renommé pour ses sources d’eau douce.
 La longueur de son littoral dépasse 750 kms.
Toutes les régions côtières constituent
des stations balnéaires naturelles. Le Sinaï est de forme triangulaire
et se situe entre les deux bras de la mer Rouge.

 

La mer Rouge, qui n’en a jamais rêvé ! Mystérieuse ou limpide,
tumultueuse ou sereine et protectrice…

 

L’E-ternel dit à Moïse : étends ta main sur la mer et fends-là,
 et les enfants d’Israël marcheront au milieu de la mer à sec…
Les égyptiens les poursuivront… L’E-ternel dit à Moïse : étends ta main sur la mer
et les eaux reviendront sur les égyptiens. Les eaux revinrent et recouvrirent
les chars, les cavaliers et toute l’armée de Pharaon,
il n’en échappa pas un seul.

Exode 14

 

Nous faisons un arrêt au lieu dit des « sources de Moïse ».
C’est magnifique, de l’eau et des palmiers en plein désert !
A un endroit les sources forment même une petite cascade.
Nous profitons de cette halte pour nous éclabousser et nous rafraîchir.
Des cris de joie fusent de toutes parts.

 

… Ils ne trouvèrent point d’eau. Le peuple murmura contre Moïse en disant :
Que boirons-nous ?...

Moïse cria à l’E-ternel, et ils arrivèrent à Elim où il y avait douze sources
d’eau et soixante-dix palmiers. Ils campèrent là, près de l’eau.

Exode 15/27

 

Nous repartons, ragaillardis et excités comme des enfants.
Nous arrivons dans la région de Sin. Elle fût connue dès les temps anciens
 pour ses mines de cuivre, de fer, d’ocre et de pierres précieuses.
 Bien avant l’époque d’Abraham, les rois de l’Orient avaient tracé une route
autour des bords nord et ouest du désert d’Arabie, en direction de cette région.


 

voir l'image en taille réelle

Et ils arrivèrent au désert de Sin qui est entre Elim et Sinaï…
 toute l’assemblée murmura contre Moïse :
Nous as-tu mené au désert pour faire mourir de faim toute cette multitude ?

L’E-ternel s’adressa à Moïse et dit :
J’ai entendu les murmures des enfants d’Israël…

Le soir, il survint des cailles qui couvrirent le camp et à la surface
du désert il y avait du pain…

La maison d’Israël donna à cette nourriture le nom de manne…
Les enfants d’Israël mangèrent de la manne pendant quarante ans
 jusqu’à leur arrivée aux frontières du pays de Canaan.

Exode 16

 

Le minibus file sur la piste sablonneuse et nous apercevons
 au loin le mont Sinaï. Il est aussi appelé mont Moïse ou mont Sainte-Catherine. 
Des vagues d’émotion font bondir mon cœur. Je suis éblouie
 par son imposante majesté. Il est constitué d’une masse isolée de rochers s’élevant abruptement au dessus de la plaine.
 Il est situé vers la pointe sud de la péninsule.

 

Le cinquième mois après leur sortie du pays d’Egypte,
les enfants d’Israël arrivèrent ce jour-là dans le désert de Sinaï e
t ils campèrent dans le désert. Et Israël campa, là, devant la montagne.

Exode 19/1 et 2

 

Le monastère Sainte-Catherine s’étend amoureusement à ses pieds.
C’est un bâtiment imposant, une véritable forteresse en plein désert,
agrémentée d’un grand jardin et d’arbres de toute sorte.
Des moines orthodoxes y vivent en complète autarcie depuis des siècles.

 

Arrivée au pied du mont, je suis irrésistiblement entraînée vers ce petit
 chemin qui part en lacet et qui mène vers le sommet.
A pas lents et portée par une joie inexprimable, je commence l’ascension,
m’arrêtant régulièrement pour me reposer et pour contempler le paysage sublime
et fabuleux qui m’entoure.

 

Moïse monta vers D-ieu et l’E-ternel lui dit : tu parleras
aux enfants d’Israël… Voici je viendrai vers toi dans une épaisse nuée
afin que le peuple entende quand je te parlerai.

Exode 19/3 et 9

 

 

Des larmes de bonheur glissent douces et apaisantes sur mes joues,
alors que les souvenirs rejaillissent avec force. En novembre 1987,
j’avais bien cru que je n’arriverai jamais à bout de cette montée vertigineuse,
escarpée et abrupte.

 

je me revoyais comme dans un songe, les yeux ruisselants de larmes
d’épuisement, m’effondrant à quatre reprises sur le sol, et implorant Moïse
afin qu’il m’aide à continuer ! Avec le recul du temps,
cela me parût comique et attendrissant à la fois.

 

Au bout de quatre heures d’ascencion, le chemin continue sous forme
de marches taillées irrégulièrement dans la pierre.
Et il me fallut encore une bonne heure pour atteindre le sommet.

 

Mais quelle récompense que ce paysage grandiose et cette splendeur
majestueuse à couper le souffle.

 

Les yeux perdus dans le vide, je me plonge à l’époque de Moïse.
Il a du avoir tellement de mal à venir jusqu’ici.
Le petit chemin sinueux n’existait pas.

 

Le troisième jour au matin, il y eut des tonnerres, des éclairs
et une épaisse nuée sur la montagne.
Le son de la trompette retentit fortement et tout le peuple
qui était dans le camp fut saisi d’épouvante…

Moïse parlait et D-ieu lui répondait à haute voix…

Ainsi l’E-ternel descendit sur le sommet de la montagne de Sinaï
et
l’E-ternel appela Moïse au sommet de la montagne, et Moïse monta…

Exode 19/16 et 20

 

Je me laisse envahir par mille pensées. Les enfants d’Israël étaient
au pied de la montagne. Ce fût un jour terrifiant que ce grand jour où
D-ieu donna la Thora à Moïse, la montagne toute entière était la proie des flammes
et des tremblements de terre. Des trompettes célestes d’une force inouïe
retentissaient…

 

Alors D-ieu prononça toutes ces paroles en disant :

Je suis l’Eternel, ton D-ieu qui t’a fait sortir du pays d’Egypte, de la maison de servitude.

-        tu n’auras point d’autres dieux devant ma face…

-   Tu ne feras point d’image taillée…

-        Tu ne prendras point le nom de l’E-ternel, ton D-ieu, en vain…

-        Souviens-toi du jour du repos pour le sanctifier…

-        Honore ton père et ta mère…

-        Tu ne tueras point

-        Tu ne commettras point d’adultère

-        Tu ne déroberas point

-        Tu ne porteras point de faux témoignages contre ton prochain

-        Tu ne convoiteras point…

    Exode 20/1 à 17

 

 

Moïse resta très longtemps au sommet de la montagne tandis

que D-ieu lui dictait les lois et commandements de la Thora.

 

…Et Moïse descendit de la montagne, les deux tables du témoignage
dans sa main. Les tables étaient écrites des deux côtés.
Et les tables étaient l’ouvrage de D-ieu, et l’écriture était l’écriture de D-ieu gravée
sur les tables.

Exode 32/15 et 16

 

 

Lorsque Moïse redescendit de la montagne, il fût accablé
 par le triste spectacle du veau d’or et des danses…

 

 

 

Et la colère de Moïse s’embrasa et il jeta de ses mains les tables,
et les brisa au pied de la montagne.

Exode 32/19

 

Et les enfants d’Israël vécurent encore mille péripéties dans ce désert,
 où ils errèrent encore quarante ans avant d’entrer sur la terre de la promesse.

 

Moïse n’entra pas dans le pays promis, le pays où coulent le lait et le miel…

 

Et Moïse monta des plaines de Moab sur le mont Nebo qui est vis-à-vis
de Jéricho. L’E-ternel lui fit voir tout le pays…

Et l’Eternel lui dit : C’est ici le pays que j’ai juré à Abraham, à Isaac et à Jacob, disant : Je le donnerai à ta semence.

Je te l’ai fait voir de tes yeux mais tu n’y passeras pas.

Et Moïse, serviteur de l’E-ternel mourut là, dans le pays de Moab.

Deutéronome 34/1 à 6

 

J’ai toujours été profondément attristée par ce passage.
 Je pleure encore aujourd’hui en lisant ces lignes, en songeant
 aux larmes abondantes ruisselant sur le visage de Moïse
lorsqu’il aperçut au loin le pays de la promesse…

 

Shavouot, fête de la Thora, nous rappelle que D-ieu a donné la Thora à son Peuple
au cœur de ce désert.

 

Cette montagne du Sinaï a bouleversé ma vie, le cœur des hommes
 et l’humanité toute entière.

 

Même s’il reste encore des vestiges de la lointaine

Egypte, la Parole de D-ieu, Elle, demeure éternellement.


Message de la part de Sylviane Cuartero, transmis
 à votre servante Lysdesaron.


 Shalom



voir l'image en taille réelle

Par COJUMEIC - Publié dans : TEMOIGNAGE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 25 mai 2009

 

 

 

 

Mon frère, ma sœur, n’abandonne pas,

Ne laisse pas tomber en si bon chemin,

Cette vision de bonheur sans fin,

Que Le Seigneur te réserve.

La route est longue et ténébreuse,

L’horizon est assombri par les nuages de souffrance,

Ta vie est parsemée d’échecs,

De déceptions et de trahisons.

Il t’arrive parfois de vouloir demander

A L’Eternel de te reprendre.

Les pleurs, les plaintes, les doutes, l’anxiété

Et le découragement sont ton plat de résistance

Au quotidien.

Alors que tu espères avoir rencontré le vrai amour,

La consolation, et la joie dans ton cœur,

Un orage de déception te surprend,

Au point où tu te demandes :

Faut-il continuer ou s’arrêter ?

L’Eternel semble parfois silencieux,

A tes prières et à tes soupirs.

Ton prochain te considère comme un taré,

Un méprisé, ou un égaré,

A cause de la foi que tu exprimes.

La pauvreté, le manque et le désespoir,

Te poursuivent comme un lion enragé,

Et pourtant, l’amour de D.ieu et pour ton prochain,

Font tes délices.

Considère tout ce que tu vis,

Comme une expérience, une école,

Qui feront de toi cet homme ou cette femme de valeur.

Cette personne qui ne peut si se vendre, ni s’acheter,

Un amoureux de la vérité.

Alors que le bout du tunnel est à l’horizon,

Vois le chemin que tu as parcouru,

Le sacrifice que tu as consenti,

L’amour que tu as témoigné.

Sache que ce n’est ni par la force,

Ni par la puissance, mais par l’Esprit d’Hachem Adonaï,

Que tu entreras bientôt dans la terre promise.

N’abandonne pas en si bon chemin,

N’écoute pas les langues calomnieuses,

Les discours injurieux, les regards hautains et envieux,

Mais lève toi comme un soldat de L’Eternel des armées.

Oint ton cœur du parfum de l’amour,

De la miséricorde et du courage.

La couronne divine qui t’attend,

Brillera en fonction des épreuves que tu as endurées.

N’abandonne pas,

Car ce serait une gloire pour l’ennemi,

Une victoire pour tes adversaires,

Et une honte pour celui qui t’aime et qui t’aimera toujours,

Yeshoua Hamachiah, ton Sauveur et ton Seigneur.

Bon courage, car la vie est un combat,

Et seuls ceux qui se font violence,

Obtiennent la victoire.

Never give up !

 

©Phildesion

 

 voir l'image en taille réelle

 

Par COJUMEIC - Publié dans : POESIE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 23 mai 2009




Pendant que tu es seul,

Ne pense pas que tu es seul,

Quelqu’un t’aime quelque part.

Il t’aime d’un amour incomparable,

Il a un plan de bonheur,

Et non de malheur pour ton lendemain.

Il veut que tu sois heureux,

Béni, épanoui.

Pendant que tu es seul,

Profite de ce moment pour voir les merveilles

De D.ieu dans ton passé,

Glorifie Le pour ton futur,

Et livre toi à Son service.

Pendant que tu es seul,

Sache qu’Adonaï t’a réservé un partenaire,

Avec qui tu Le serviras.

Ce dernier sera auprès de toi une aide,

Un amour et un sujet de consolation.

Pendant que tu es seul,

Sache que Le Seigneur t’appelle dans ta vie,

Pour consoler le cœur des affligés,

Donner à manger à l’orphelin,

Et soulager la veuve dans ses tribulations.

N’oublie pas que ce moment de solitude,

Est une bénédiction, une école,

Et une épreuve pour te permettre de faire le bon choix.

Pendant que tu es seul,

Compte les bienfaits de L’Eternel,

Adore Le d’un cœur pur,

Laisse passer tes intérêts personnels,

Pour Celui qui t’a aimé le premier.

Pendant que tu es seul,

N’oublie pas qu’un Livre de vie est ouvert au ciel

Pour que ton nom y figure.

Un Livre de souvenirs est tenu par Ton Rédempteur,

Pour toutes les bonnes œuvres que tu accomplis

Pour ton Créateur et ton prochain.

Pendant que tu es seul,

N’oublie pas que ton avenir est devant,

Et non derrière toi.

Pendant que tu es seul,

Abandonne ta vie, tes projets, tes soucis,

A Celui qui a dit :

« Déchargez-vous sur Moi de tous vos fardeaux ! »

Et lorsque tu seras comblé,

Quand tu ne seras plus seul,

N’oublie pas Celui sans qui tu ne peux rien.

Oui, c’est difficile d’être seul,

Mais sache qu’après la pluie,

C’est le beau temps,

Après l’hiver, il y a un printemps,

Après les pleurs, c’est le rire,

Après le malheur, c’est le bonheur,

Et après la mort,  la vie éternel.

 

Amen

 

Ma prière est que ton ciel soit toujours bleu,

Que les nuages  qui tous les jours  assombrissent ton ciel,

Cèdent la place à l’Etoile Brillante du Matin,

Et que ta vie soit une louange,

Un parfum de bonne odeur.

 

Mon cher ami, tu n’es pas seul,

Yeshoua t’aime et moi aussi.

 

©Phildesion



voir l'image en taille réelle 

Par COJUMEIC - Publié dans : POESIE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 22 mai 2009






Si je t’oublie Jérusalem, que ma main droite m’oublie…

 

 

YOM  YERUSHALAÏM

 

28 Iyar 5727

7 juin 1967

 

22 mai 2009

anniversaire de la réunification

de Jérusalem

 

 

ISRAËL, MON AMOUR

 

A ta naissance, au jour où tu naquis, ton cordon n’a pas été coupé,
tu n’as pas été lavée dans l’eau pour être purifiée,
tu n’as pas été frottée avec du sel, tu n’as pas été enveloppée de langes.

Nul n’a porté sur toi un regard de pitié pour te faire une seule de ces choses parce qu’on avait horreur de toi.

Je passai près de toi, je t’aperçus baignée dans ton sang, et Je te dis
 « Vis dans ton sang ! ».
Je t’ai multipliée par dix milliers comme les herbes des champs,
et tu pris de l’accroissement, tu grandis, tu devins d’une beauté parfaite.
Tes seins se formèrent, ta chevelure se développa,
 mais tu étais nue, entièrement nue.

Je passai près de toi, Je te regardai et voici

Le temps était là, le temps des amours.

 

J’étendis sur toi le pan de ma robe, Je couvris ta nudité,
Je te jurai fidélité, Je fis alliance avec toi, dit l’E-ternel, et tu fus à Moi.

 

Ezéchiel 16/ 14 à 8

 

 Yom Yerushalaïm, le jour de Jérusalem, est une fête célébrée chaque année
en Israël et dans certaines communautés de la diaspora, en souvenir
 de la réunification de Jérusalem qui eut lieu au cours de la guerre des six jours le

28 Iyar 5727 (7 juin 1967).

 

En cette année civile 2009, elle est commémorée le 22 mai.

 

Le 7 juin 1967, les forces de défense israéliennes réunifièrent la
 « vieille ville ». C’est ainsi que la ville entière de Jérusalem fut placée
sous la souveraineté juive pour la première fois depuis la destruction
du second Temple.

 

L’aumonier général de l’armée, le rabbin Shlomo Goren, sonna du shoffar
 sous les vestiges du Temple. Et de sa barbe sort un cri larmoyant :

 

« Voilà 2 000 ans que nous attendons ce moment ! »

 

Puis, reprenant son souffle :

 

« Aujourd’hui, un peuple retrouve sa capitale, et une capitale retrouve
son peuple ! »

 

Le 28 Iyar fut déclarée en Israël, journée officielle de fête.

 

Célébrons ensemble Yom Yerushalaïm !

 

Présentez vos saluts de paix à Jérusalem

Qu’ils soient heureux ceux qui t’aiment

Psaume 122/6




 

Il est bon de signaler que si les Juifs ont pu s’étendre sur
la terre de Canaan, c’est la conséquence directe des guerres
qui lui ont été à plusieurs reprises déclarées par leurs ennemis
qui voulaient les détruire. Israël ne fut pas l’agresseur, mais l’agressé,
et les accusations de toutes sortes et de toutes provenances sont fondées sur beaucoup de mensonges et d’hypocrisie.

 

Suite à la réunification de Jérusalem, les Juifs purent accéder
 au Mur Occidental. Essayez d’imaginer ce que cela a pu représenter pour eux,
 pouvoir à nouveau aller y prier, supplier, remercier, se lamenter et se réjouir, déverser des torrents de larmes de joie en retrouvant les racines,
les lieux saints de leurs ancêtres, déverser des torrents de larmes
 pour la perte d’un être cher, ou simplement dans l’émotion qui bouleverse
tous les raisonnements, se noyant en larmes telles des perles de rosée déversées du Ciel et inondant les cœurs.

 

Leur cœur crie vers le Seigneur…

Mur de la fille de Sion, répands jour et nuit

des torrents de larmes !

Ne te donne pas de relâche

Et que ton œil n’ait point de repos !

Lamentations 2/18

 

 

Quiconque s’attriste sur Jérusalem

méritera de la voir dans sa joie !

 

 

Le Mur Occidental est le seul vestige du second Temple.
Les grosses pierres de l’enceinte hérodienne tiennent les unes sur les autres.
Plus de la moitié du mur est au-dessous de l’actuel niveau du sol.
 Durant la période de contrôle de la « vieille ville »,
par les jordaniens (1948 – 1967), l’accès au Mur était interdit aux Juifs.

 

Après la réunification de Jérusalem en juin 1967,
on a nettoyé le site et construit une vaste esplanade pavée.
 C’est maintenant un lieu de prière et de cérémonies publiques.
Le Mur Occidental n’est jamais désert à toute heure du jour et de la nuit !

 

Pendant la guerre des six jours, les soldats israéliens qui purent
 toucher le Mur après ces longues années où il leur était défendu d’y accéder,
furent saisis d’une si violente émotion qu’ils ne pouvaient s’empêcher de caresser le Mur, de l’embrasser, et de l’inonder de leurs larmes et de leurs sanglots.

 

Cela pourrait sembler un peu excessif pour les mentalités occidentales,
mais cela ne l’est pas… loin de là !



 

Il n’y a qu’à relire les psaumes qui évoquent les souffrances du peuple
à cause de l’éloignement des lieux saints, de Jérusalem,
pour en être convaincus.

 

Sur les rives de Babylone, après la destruction du premier Temple,
les goïm (non-juifs) emmenèrent les Juifs en Babylonie. Lorsque les pauvres exilés furent loin de Jérusalem, ils s’assirent tristes et fatigués

sur les rives du fleuve de Babylone pour se reposer de leur longue route.
Ils se souvenaient avec douleur du Temple incendié, de Jérusalem détruite, et se mettaient à pleurer.

 

« Chantez-nous des cantiques de Sion. Chantez-nous de ces beaux chants
que vous chantiez dans votre Temple »
leur demandaient les Babyloniens.

 

« Comment pouvons-nous chanter ici les chants de D-ieu, comment chanter
 ces chants si saints sur une terre étrangère ? »
leur répondirent les exilés.

 

Sur les bords des fleuves de Babylone,

nous étions assis et nous pleurions en nous souvenant de Sion.

Aux saules de la contrée, nous avions suspendu nos harpes.

Là, nos vainqueurs nous demandaient des chants

et nos oppresseurs de la joie.

Chantez-nous quelques-uns des cantiques de Sion.

Comment chanterions-nous les cantiques de l’E-ternel

sur une terre étrangère ? »

Psaume 137/1 à 4

 

Les Juifs se promirent de toujours se souvenir de Yerushalaïm, et de ne
 jamais l’oublier à l’occasion d’un évènement heureux.

 

Si je t’oublie Jérusalem,

Que ma droite m’oublie !

Que ma langue s’attache à mon palais

Si je ne me souviens de toi,

Si je ne fais de Jérusalem

Le principal sujet de ma joie.

Psaume 137/5 et 6

 

« Je mettrai Jérusalem au-dessus de ma joie »

Aussi longtemps que Jérusalem est en ruine

Notre joie ne sera pas complète

 

Jérusalem ne laisse personne insensible. Il n’y a pas d’autre ville
 qui ait été autant « chantée » que Jérusalem, dans tous les pays, dans toutes
les langues, par des Juifs et des non-juifs, par des croyants et des non-croyants.
 Elle laisse à tous ces visiteurs une émotion palpable et une attirance
qui s’imprègne dans leurs cœurs.

 

Mur de pierre, plus homme encore que l’homme

Mur de lumière depuis la nuit des temps

 

Quelque chose d’irréel plane sur elle, Jérusalem

Le temps d’un glissement d’aile millénaire, Yerushalaïm

 

Mur d’amour incomparablement

Plus haut que tous les glorieux sentiments

 

Quelque chose d’irréel plane sur elle, Jérusalem

Le calme providentiel du soleil, Yerushalaïm

Quelque chose d’irréel comme des pleurs, Jérusalem

Est dans la couleur du ciel de ma douleur,Yerushalaïm

 

Chanson de Marie Laforêt

Dédiée à son fils Jean-Mehdi Abraham

 

 

Extrait d’un voyage à Jérusalem (juillet 1992)

 

« Comme la lumière de Jérusalem est vive, j’en suis encore

toute ébahie et ravie. C’est vraiment la ville de lumière au sens propre
et spirituel ! D’ailleurs, je vois mieux depuis que je suis à Jérusalem.
Nous longeons à présent la muraille et sommes émerveillés par la beauté
 des lieux.
A chaque instant, on entend des petits cris d’excitation et d’admiration
 dans le bus. Nous sommes dans un état euphorique, regardant devant,
derrière, de gauche et de droite, pour ne rien rater des trésors de Jérusalem !
Je vois avec ravissement des chameliers juchés sur leur fier animal,
des ânes transportant des charges, guidés par leurs propriétaires,
vêtus de couleurs chatoyantes.
Tout est très coloré le long de la muraille de la vieille ville.
 Je suis enveloppée d’un bonheur d’une telle intensité que j’aurai voulu
 que ces moments durent à l’infini… »

 

L’E-ternel dit à Abraham :

Je te bénirai… et tu seras

une source de bénédiction.

Genèse 12/2

 

 

 

Olivier Rafowicz

Délégué de l’allya pour Israël à Paris

Porte-parole de Tsahal

 

« Israël est un pays sensuel, et le sens mais aussi l’essence de la vie
vivent et bouillonnent partout chez tout le monde dans ce pays.
 Je crois que c’est ce qui fait l’attrait magique de ce merveilleux endroit.
Je ne sais pas si ce sont les gens, la rue, le soleil, le vent ou la pluie parcimonieuse, mais en Israël, la vie a un sens. »

 

Enfin, c’est sur Jérusalem que nos yeux et notre espérance restent rivés,
dans l’attente de Celui que nous chérissons tant Yeshua Ha Mashiah,
le Juif, qui revient parmi ses frères pour régner en Roi de Gloire.

 

Portes, élevez vos linteaux

Elevez-les, portes éternelles !

Que le Roi de Gloire fasse son entrée !

Psaume 24/9

 

Et je ne puis m’empêcher de vous citer ces quelques poèmes extraits
d’un livre d’étude pour les enfants Juifs.

 

Quand très bientôt comme on l’espère,

Le grand shoffar sonnera.

Alors de tous les coins de la terre,

D-ieu, tous, nous rassemblera !

Au son de flûtes et de tambours,

Vêtus de leurs plus beaux habits,

Tout le monde, tout le peuple accourt

Pour accueillir le Messie !

D-ieu nous ramènera dans la joie

Vers Israël, notre pays

Et le Mashiah règnera sur Jérusalem rebâtie.

 

Tous les peuples et tous les rois de la terre

Reconnaîtront le D-ieu d’Israël,

Respecteront les Juifs

Et ne leur feront plus aucun mal.

D-ieu nous rassemblera

Et nous ramènera en Eretz Israël,

Dans notre pays reconstruit.

Tous seront heureux et en bonne santé.

 

Quand le Mashiah sera là,

Quelle belle époque ce sera !

Dans le monde règnera la paix

Et le calme sera parfait.

Le loup sera près de l’agneau

Et le tigre près du chevreau.

La terre donnera son produit

Et fournira les plus beaux fruits.

Alors toute l’humanité

Reconnaîtra la vérité

Que Seul le D-ieu d’Israël,

Lui Seul est le D-ieu éternel.

 

Je crois, je crois

C’est l’objet de ma foi

En la venue du Mashiah.

Et même s’Il vient tard,

Malgré cela chaque jour

Je l’attends toujours !

 

 En ce jour-là, l’Eternel sera le seul

D-ieu et Son nom seul sera invoqué
Zacharie 14/9

 

En ce jour de Yom Yerushalaïm, ayons une pensée particulière pour
 la ville de lumière.

 

Jérusalem, la ville d’or

Jérusalem, ville de lumière

Je graverai en moi

Ton image et ton nom !

 

Jérusalem était gravée dans mon cœur bien avant mon premier voyage
 en Israël de juillet 1992. Quand j’ai commencé à lire le Bible,
j’étais irrésistiblement entraînée vers l’Orient, et je me mettais à rêver,
à m’enivrer et à m’imprégner de tous ces merveilleux passages qui se déroulaient
en Israël, et que Yeshua décrivait en paraboles.

 

Je rêvais, je m’envolais vers d’autres horizons, les paysages,
 les chemins de Galilée, les rives du lac de Génésareth, le désert,
les senteurs orientales, les fleurs, la route qui menait de Jéricho à Jérusalem,
 les couleurs, les épices…

 

Aussi quel bonheur d’avoir pu me rendre en Israël, de découvrir Jérusalem
 comme on découvre un joyau d’une rare beauté et d’une valeur inestimable,
 capable de faire chavirer les cœurs et de les émouvoir en les imprégnant pour toujours.

 

Quand les montagnes s’éloigneraient,

Quand les collines chancelleraient,

Mon Amour ne s’éloignera point de toi, dit l’E-ternel.

Esaïe 54/10

 

L’an prochain à Jérusalem

La shana haba be Yerushalaïm



 

 Message reçu de la part de notre soeur Sylviane Cuartero,

Retransmis avec son accord par votre servante
Lysdesaron.


 

 

 

.

 

 

 

 

 

Par COJUMEIC - Publié dans : NOUVELLES D'ISRAEL
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 11 mai 2009



 






INTRODUCTION

        Depuis ma conversion,  j’avais toujours participé de bonne grâce à cette cérémonie que les églises évangéliques appellent « sainte cène »,  même si je la trouvais un peu étrange et que parfois j’en ressentais un certain malaise, une certaine gêne…Dans ma tête revenait toujours le même questionnement fondamental : est-ce que Jésus, par ses paroles, avait vraiment voulu instituer une cérémonie, un rituel liturgique? Ou s’agit-il tout simplement de l’adoption progressive d’une tradition humaine, suivant une mauvaise interprétation des paroles concernées du Nouveau Testament, et qui est devenue si ancrée au fil des âges, qu’on n’a plus été en mesure de la questionner, de la remettre en cause devant Dieu lui-même, pour lui demander son interprétation de sa Parole?

        Je remarquais tous les efforts des hommes pour rendre cette cérémonie solennelle, importante, digne, sensée… Et pourtant…Mais en tant que jeune croyant, je me pliais en toute bonne volonté à ce qui se faisait et à ce qu’on m’enseignait. Alors j’y participais, sans trop me casser la tête, mais aussi sans trop de conviction ni de chaleur…Cependant, par la force des choses (responsable d’une petite assemblée), j’ai commencé à apporter à Dieu mes interrogations : d’abord sur les différents aspects pratiques de cette cérémonie (la forme, la fréquence, pour qui, etc), puis sur le fondement, la raison d’être, le pourquoi…J’en vins même, un moment donné, à Lui poser la question de façon carrément franche et directe : « Seigneur Jésus, est-ce que la cérémonie de la cène que nous faisons correspond vraiment à ton intention, au sens de tes paroles, à ta volonté pour nous, oui ou non? »

        Au fil du temps, le Seigneur, par sa Parole révélée, et les instructions de son Esprit, commença à me répondre et à m’éclairer progressivement, pendant les temps que je passais avec Lui. Il le fit petit à petit, sans me bousculer…Il ne m’a pas donné toute la lumière tout d’un coup sec; je n’aurais probablement pas été capable de la porter. Il le fit par étapes, sur un laps de temps couvrant plusieurs années, avec douceur, en me donnant sa vérité par de  petites révélations successives, jusqu’à ce qu’Il juge bon de compléter sa pensée, en me confirmant sa Parole par la Parole.  Souvent même, ses réponses et explications m’étaient données à l’intérieur de mon culte personnel (qui inclut la méditation de la Parole de Dieu), sans que je m’y attende, ni que je pense au sujet en question…

        A vrai dire, toute cette problématique ne me troublait pas outre mesure, et c’est pour ça que j’ai pu recevoir la lumière et la vérité de Dieu dans le calme et la paix du cœur. Je n’aspirais pas à cette connaissance  comme « une proie à arracher », et c’est peut-être pour cette raison que Dieu a daigné répondre à mes questions et me mettre dans sa pleine lumière. Dieu est fidèle pour nous répondre quand nous venons à Lui et lui apportons nos questions.

        Voici donc, de la façon la plus claire et la plus succincte possible, l’essentiel de ce que le Seigneur m’a enseigné au sujet de la pratique de la « sainte cène ».



PREMIER CHAPITRE :    LE VRAI  SENS DES PAROLES DE JÉSUS

        Il y a dans le Nouveau Testament trois passages principaux sur lesquels on s’est appuyé pour expliquer la sainte cène :  -- Luc 22 : 14 à 20 – Matthieu 26 : 26 à 29 – 1 Corinthiens 11 : 17 à 34. Tout le monde s’entend pour affirmer que la Parole est expliquée par la Parole, que la Parole confirme la Parole…Voici donc ce que le Saint-Esprit daigna me montrer…

        Tout d’abord, il convient de comprendre clairement les circonstances de ce dernier repas de Jésus avec ses disciples, avant son arrestation et sa crucifixion : il s’agissait d’un véritable repas complet, en fait de la dernière Pâque juive avant l’instauration de la nouvelle alliance par la mort et la résurrection de Jésus. Ce repas de la Pâque du Seigneur avec ses disciples était le dernier pris sous l’empire cérémoniel de la Loi de l’Ancien Testament – Matthieu 26 : 17 à 19 : « Le premier jour des pains sans levain, les disciples s’adressèrent à Jésus, pour lui dire : Où veux-tu que nous te préparions le repas de la Pâque? Il répondit : Allez à la ville chez un tel, et vous lui direz : Le maître dit : Mon temps est proche; je ferai chez toi la Pâque avec mes disciples. Les disciples firent ce que Jésus leur avait ordonné, et ils préparèrent la Pâque. »  -- Luc 22 :14 à 16 : « L’heure étant venue, il se mit à table, et les apôtres avec lui. Il leur dit : J’ai désiré vivement manger cette Pâque avec vous, avant de souffrir; car, je vous le dis, je ne la mangerai plus, jusqu’à ce qu’elle soit accomplie dans le royaume de Dieu. »

        Au début, le Seigneur ne me donna pas tout son conseil sur le sujet, pour la bonne raison que je commençai par l’interroger d’abord sur la forme et non sur le fond, en particulier sur la fréquence à adopter pour la dite cérémonie. Je dirigeais alors un tout petit groupe de croyants,  je célébrais la sainte cène à tous les trois ou quatre mois environ,  et je trouvais que c’était amplement suffisant (étant donné ma réticence, mon manque de conviction, mon questionnement sur son bien-fondé et son utilité…). Pour moi, ça semblait un rituel obligé et sans vie (malgré tous les efforts et le sérieux que j’y mettais). Mais j’avais été instruit dans cette croyance et j’accomplissais ce « devoir » du mieux que je pouvais, le plus sincèrement possible, comme cela m’avait été transmis. Alors le Seigneur me montra dans sa Parole que ce repas avec ses disciples était sa dernière célébration de la Pâque de l’Ancien Testament, qui survenait  une fois l’an.  La sainte cène, en supposant qu’elle soit vraiment l’institution d’un rituel liturgique, devrait donc aussi être célébré une fois l’an, puisqu’elle se trouverait à en être le prolongement et le remplacement. Et si vraiment nous devions prendre les paroles de Jésus selon la « lettre » (ce qui, on le verra, n’est pas du tout conforme à la vérité de Dieu), ce qui ferait de la sainte cène un acte physique et répétitif, pourquoi le ferait-on plus souvent que l’ancienne Pâque? Serions-nous à cet égard plus légalistes et ritualistes sous la nouvelle alliance que sous l’ancienne? Quand Jésus dit « toutes les fois que vous ferez cela » , il n’a pas donné de fréquence; ça pourrait signifier : « toutes les fois que vous ferez cela » durant votre vie ou au cours de la vie de votre communauté, ou toutes les fois que vous ferez cela dans le cours de l’histoire de l’Eglise, etc…Pas question de fréquence spécifique; toutes les théories à ce sujet n’ont été qu’échafaudage et déductions humaines. Et on sait bien depuis longtemps, surtout avec l’avènement de la grâce, que la répétition d’une action extérieure et cérémonielle la rend à la longue vide, ennuyante, superficielle, morte, harassante, et que s’y confier devient souvent un véritable piège. Et la répétition très fréquente d’une telle cérémonie nous ramène tout droit dans la manière de penser et d’agir de l’Eglise romaine, même si la forme est quelque peu différente…Déjà le Seigneur me montrait toute la difficulté qu’apporte une interprétation « humaine » de la Parole, au lieu de celle de l’Esprit.

        Quand la Parole dit que les chrétiens se réunissaient pour rompre le pain, elle ne dit pas que c’était pour une « cérémonie de fraction du pain »…Il ne faut pas oublier que le pain et le vin avaient une si grande importance dans l’alimentation au Moyen-Orient, qu’on pouvait, dans le langage courant, les assimiler au repas lui-même. Ce qui fait que « rompre le pain » est une expression similaire à celle que l’on prononce souvent aujourd’hui :  « casser la croûte », qui veut dire en fait manger avec quelqu’un, prendre un repas avec quelqu’un… Rompre le pain  voulait donc dire plus que fractionner un morceau de pain, cela voulait dire offrir son hospitalité, partager sa nourriture avec ses invités. De la même façon, quand nous disons à quelqu’un de « venir casser la croûte avec nous », nous ne lui disons pas d’apporter un outil quelconque et de venir casser une croûte mise sur la table! Dans la mentalité orientale, quand il est dit que Jésus a rompu le pain avec ses disciples, cela veut dire qu’il a partagé son repas avec eux, symbole d’amitié, de partage et d’honneur pour ses invités, le pain et le vin n’étant que deux éléments faisant partie d’un tout. D’ailleurs, souvent, le pain et le vin (qui étaient les denrées de base en Israël, les deux aliments les plus courants et abondants à l’époque), étaient tout ce qu’ils avaient à leur disposition, ou constituait tout leur repas (il existait aussi du vin non fermenté, semblable à nos jus de raisin aujourd’hui). Tout cela démontre bien que le pain rompu ne peut être dissocié du repas lui-même, mais qu’il en fait partie intégrante.

        Mais bien plus important est le sens spirituel des paroles de Jésus, selon l’interprétation du Saint-Esprit et de la Parole dans sa totalité.  « Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain… » Cela se déroule tout simplement à l’intérieur du repas (Matthieu 26 :26). « …Il le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous; faites ceci en mémoire de moi. » (Luc 22 :19).  Doit-on interpréter ces paroles de manière terrestre, ou doit-on en recevoir le message spirituel, à la lumière des autres paroles de Jésus et d’autres passages du Nouveau Testament? S’agit-il de l’institution d’un rite cérémoniel, ou d’un symbole d’exemple de vie vécue « en esprit et en vérité »? Jésus n’a-t-il pas aussi dit : « C’est l’Esprit qui vivifie,  la chair ne sert à rien. Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et vie. » (Jean 6 : 63)  L’Esprit ne dit-il pas aussi par la bouche de Paul : « Il nous a aussi rendu capables d’être ministres d’une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l’Esprit; car la lettre tue, mais l’Esprit vivifie. » (2 Corinthiens 3 :6). Si nous interprétons les paroles de Jésus selon la chair, nous le mettons lui-même dans une position curieuse et contradictoire : tout en abolissant toutes les lois et formules cérémonielles et rituelles de l’Ancien Testament («…tout est accompli »), Jésus, pour ouvrir la nouvelle Alliance, aurait institué un rituel, une formule cérémonielle répétitive, comme sous l’ancien régime! Mais heureusement, ce n’est pas du tout ce qu’il a voulu dire :  Jésus compare le pain rompu à son corps qui est brisé et livré pour nous; puis il nous demande de faire cela en mémoire de lui…Faire quoi ?  Briser un morceau de pain durant un culte, et en prendre chacun une petite parcelle, bien confortablement assis à sa place? Et cela serait la réalité des paroles de Jésus et aurait une quelconque valeur? Quand Jésus nous demande de faire cela en mémoire de lui, il signifie que nos vies doivent être comme la sienne : Il a partagé le pain (son corps, sa vie) pour nous, et il nous demande d’en faire autant pour les autres.  Nous commémorons le geste et l’œuvre de Jésus quand nous partageons nos biens, notre  table, notre toit, notre argent avec les autres. Les vrais gestes de commémoration sont tous ceux qui sont effectués en esprit et en vérité, même les plus petits (donner un verre d’eau), et qui font que notre vie devient véritablement aux yeux des autres des « pains rompus » distribués au prochain. Voilà le vrai sens des paroles de Jésus. Pour ce qui est du vin, c’est la même chose : « Il prit de même la coupe, après le souper (il est toujours préférable de boire à la fin des repas), et la leur donna, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous. » (Luc 22 :20)… « …Buvez-en tous… » (Matthieu 26 :27).  Par le vin, symbole du sang, symbole même de la vie, Jésus nous demande aussi de donner notre vie pour les autres; nous commémorons l’œuvre de Jésus et la réalité de la nouvelle alliance, quand, par des gestes concrets, nous mourons à nous-mêmes pour que la vie (le vin, le sang) de Christ coulant dans nos veines soit répandu sur les autres et leur procure la vie…

       Jésus n’a jamais voulu instituer une cérémonie,  Il a voulu définir une attitude. Combien malheureuse est notre tendance à ne voir que l’extérieur des choses, le « visible » des actions, le « terrestre » des paroles de Jésus, au lieu de leur message spirituel…Prendre des paroles aussi profondes de Jésus pour les rabaisser à une simple formule cérémonielle répétitive démontre à quel point des traditions bien ancrées peuvent nous aveugler et nous tenir liés dans des interprétations simplistes et charnelles. Oh! Combien nous pouvons parfois être à des « années-lumière » de la pensée et de l’intention de Jésus, sans nous en rendre compte…

         Dans 1 Corinthiens 11 : 26, il est dit : «  Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. » Maintenant, encore une fois, qu’est-ce que manger le pain et boire la coupe du Seigneur?  Être assis bien tranquillement et prendre un minuscule morceau de pain et un once de jus de raisin (ou vin)? N’importe qui peut faire cela; ça ne lui coûte rien du tout… Il n’y a là aucun témoignage d’un sacrifice vivant, réel et profitable à autrui, rappelant Jésus. L’Écriture elle, donne la vraie réponse : « Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde…Jésus leur dit : Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif…Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez son sang, vous n’avez point la vie en vous-mêmes. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle…Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui. Comme le Père qui est vivant m’a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi. C’est ici le pain qui est descendu du ciel. Il n’en est pas comme de vos pères qui ont mangé la manne et qui sont morts; celui qui mange ce pain vivra éternellement » (Jean 6 : 33-35-53 à 58).  Il n’y a ici aucune notion de cannibalisme ou d’élément terrestre (« Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et vie… »). Manger le pain, manger Jésus veut dire mettre toute notre foi en lui et le laisser vivre à travers nous. Manger le pain de Jésus, c’est manger la même nourriture que lui : « Jésus leur dit : Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre » (Jean 4 :34). C’est ça manger le pain à la mémoire de Jésus. Et qu’est-ce que boire la coupe du Seigneur, sinon d’accepter de souffrir, de mourir à soi-même et à ses droits, et même de mourir physiquement s’il le faut, pour que d’autres aient la vie… Tous les petits gestes que nous faisons en ce sens commémorent aux yeux de tous ce que Jésus a fait pour nous. « Faites ceci en mémoire de moi… », « que vos vies continuent mon œuvre et soient des répliques de la mienne »…Quand nos vies sont des pains rompus et du sang versé pour les autres, Jésus et son Royaume sont manifestés aux yeux du monde. Faire la volonté de Dieu, voilà manger le vrai pain de vie, c’est ça manger Jésus, tel que l’entendent les Écritures. Le commandement « Faites ceci en mémoire de moi » doit donc être compris « en Esprit et en vérité », et il devient synonyme du commandement ultime : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés » (Jean 15 :12). Ce sont nos attitudes et nos actions qui témoignent de notre foi, proclament l’avènement du Royaume de Dieu et l’espérance glorieuse en Jésus-Christ. C’est l’accomplissement des œuvres « préparées d’avance » qui honore Dieu, bénit et unit les croyants, pas une cérémonie ou « sacrement ». En Matthieu 20 :22-23, il y a aussi une allusion de ce qu’est vraiment boire la coupe du Seigneur : « Jésus répondit : …Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire? Nous le pouvons, dirent-ils. Et il leur répondit : Il est vrai que vous boirez ma coupe… ». Gloire à Dieu, par la puissance de l’Esprit, nous pouvons tous boire la coupe du Seigneur, nos vies devenant des offrandes pour les autres, en commémoration de l’offrande parfaite de Jésus. D’ailleurs, dans Marc 14 :36, quand Jésus dit : « …Abba, Père, toutes choses te sont possibles, éloigne de moi cette coupe! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux », il ne s’agit pas d’une coupe de vin, mais plutôt d’une coupe de soumission et de souffrance volontairement acceptée. Jésus a bu la coupe, nous le pouvons aussi (par la grâce de Dieu).

        De plus, si nous prenons les paroles de Jésus selon  « la lettre » en ce qui concerne les passages du repas pascal, il faut alors prendre le passage de Jean 13 : 1 à 17 de la même façon, événement qui se situe pendant le souper (verset 2), étant le corollaire des autres gestes effectués à cette occasion (pain rompu et vin partagé): « Jésus…se lava de table, ôta ses vêtements, prit un linge, dont il se ceignit. Ensuite il versa de l’eau dans un bassin, et il se mit à laver les pieds des disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint…Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres; car je vous ai donné un exemple, afin que vous fassiez comme je vous ai fait…Si vous savez ces choses, vous êtes heureux, pourvu que vous les pratiquiez. »

        Allons-nous susciter une cérémonie commémorative du lavement de pieds (certains groupements l’ont fait!)? Si nous prenons ce passage de la même manière que ceux du pain et du vin, c’est-à-dire de manière littérale et terrestre, alors il faut aussi introduire un rituel de lavement de pieds…Heureusement, nous savons que ces paroles sont « esprit et vie », dans les deux cas, et non pas un rituel légal physique – Philippiens 3 :3 : « Car les circoncis, c’est nous, qui rendons à Dieu notre culte par l’Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Jésus-Christ, et qui ne mettons point notre confiance en la chair » (cérémonies extérieures, traditions, héritage humain…).

        J’aimerais citer ici un paragraphe du livre « Le buisson ardent brûle encore » de Lloyd John Ogilvie (Editions Vida – page 252) : « La seule façon d’expliquer à la personne au cœur brisé ce que Dieu peut faire pour elle est de lui dire ce qu’Il a fait pour nous. C’est Oswald Chambers qui a utilisé le premier l’image du chrétien comme étant du pain rompu et du vin versé. Si la vie ou les gens ne nous ont jamais accablés, il n’y a pas de vin. Si nous n’avons pas permis à nos cœurs brisés de nous conduire au Seigneur, nous offrirons des pierres aux autres à la place du pain du vrai réconfort. Notre disponibilité pour les autres quand ils en ont besoin est tout à fait proportionnelle à l’expérience que nous avons faite de la présence et de la disponibilité du Seigneur quand nous en avons eu besoin. »


DEUXIÈME CHAPITRE :     PERCEPTION DES PREMIERS CHRÉTIENS
                                                    ET PAROLES CORRECTIVES DE PAUL
                                                 
        « Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain (casser la croûte), et dans les prières…Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun…Ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur, louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Église ceux qui étaient sauvés » (Actes 2 : 42-44 à 47). Les premiers chrétiens avaient bien compris que les paroles de Jésus étaient « esprit et vie », et non pas une petite cérémonie à part. Ils avaient l’habitude de partager maisons, repas (incluant le pain et le vin), biens, argent… signes visibles et vivants d’un vrai amour. La table du Seigneur étaient toutes ces maisons où les riches et les pauvres, les maîtres et les esclaves, les jeunes et les vieux, les dignitaires et les mercenaires pouvaient manger à la même table…La fraction du pain ou partage d’un repas était l’expression temporelle d’une réalité spirituelle vécue : manger ensemble dans une ambiance d’amour, de communion fraternelle spontanée, de joie et de bénédiction pour tous les participants (ceux qui donnent et ceux qui reçoivent). Tous ceux qui le voulaient, sans discrimination raciale ou sociale, pouvaient prendre part à ces tables communautaires, où on pourvoyait aux besoins de nourriture physique et spirituelle, à la gloire de Jésus.

        Alors, que veut dire Paul, quand il dit : « C’est pourquoi celui qui mangera le pain ou boira la coupe du Seigneur indignement, sera coupable envers le corps et le sang du Seigneur…Car celui qui mange et boit sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même » (1 Corinthiens 11 :27-29).
Il y a deux volets aux reproches et aux recommandations de Paul : d’une part, il s’adresse aux non-croyants, et d’autre part, aux chrétiens. Pour les non-croyants, manger le pain et boire la coupe du Seigneur indignement signifie : des gens de mauvaise conscience, des profiteurs, qui, aucunement intéressés par la Parole de Dieu et la conversion, s’infiltrent dans les agapes, pour remplir leur ventre, et profiter des chrétiens de différentes manières, tout en faisant semblant…Ce sont des gens qui sont là uniquement pour « prendre », sans aucune conscience de partage, sans aucune conviction spirituelle, sans aucun respect pour le corps de Christ.  Ils se faufilent parmi les chrétiens par intérêt personnel uniquement. Et nous savons que, depuis toujours, cette situation s’est perpétuée dans nos églises à une plus ou moins grande échelle. Pour ce qui est de ces gens, c’est aux anciens de l’église à voir à ce qu’ils soient démasqués, et (au besoin) retirés du troupeau, afin que celui-ci n’en soit pas affecté. Il convient de préciser à cet égard que la parabole du blé et de l’ivraie de Matthieu 13 nous dit de ne pas retrancher l’ivraie du champ qui est le monde (verset 38),  et non pas l’Église,  signifiant que l’on a pas à déraciner par nous-mêmes les fausses églises et les sectes qui poussent dans le monde…Mais pour ce qui est de l’église locale, le vrai troupeau,  plusieurs autres passages du Nouveau Testament confirment clairement que les responsables des assemblées doivent lier et délier, et enlever le mauvais et les imposteurs de leur sein, selon la conviction, la direction et la sagesse de l’Esprit. C’est donc à l’église qu’est départie la responsabilité de détecter et d’éloigner les éléments perturbateurs que Satan essaie toujours d’envoyer,  pour  déchirer les croyants et diviser le corps de Christ.

        Dans un deuxième temps, Paul s’adresse aux croyants, qui peuvent aussi participer à la table du Seigneur d’une façon indigne; il explicite sa pensée dans quelques versets : ce sont des chrétiens encore charnels qui agissent de façon à déshonorer la mémoire du Seigneur, au lieu de la commémorer :
il y en a qui forment des cliques, des divisions au sein de la communauté (1 Corinthiens 11 :17 à 19); ils se tiennent à part et ne discernent pas l’ensemble du corps…
il y en a qui arrivent  et commencent à manger, sans attendre les autres; ils se dépêchent de manger ce qu’ils ont apporté, sans se soucier de la notion de partage entre tous; ils agissent de façon individualiste, égoïste, gloutonne…(versets 20-21)
il y en a qui arrivent et qui sont ivres (verset 21)
et Paul de s’exclamer : « N’avez-vous pas des maisons pour y manger et boire? Ou méprisez-vous l’Église de Dieu, et faites-vous honte à ceux qui n’ont rien? Que vous dirai-je? Vous louerai-je? En cela je ne vous loue point. »

        Toutes ces constatations et ces reproches sont faits en rapport avec des repas pris en commun – 1 Corinthiens 11 : 33-34 : « Ainsi, mes frères, lorsque vous vous réunissez pour le repas, attendez-vous les uns les autres. Si quelqu’un a faim, qu’il mange chez lui, afin que vous ne vous réunissiez pas pour attirer un jugement sur vous. »  Il n’y a aucune allusion à la notion d’indignité que pourraient présenter certains chrétiens en vue d’une « cérémonie rituelle commémorative », comme on l’a développé dans l’Église au fil des âges. Le Nouveau Testament est bien loin de ce concept de culpabilité (péché non confessé, amertume contre quelqu’un) que nous avons développé dans nos églises et qui nous rendrait indignes de participer à la « cérémonie ». D’ailleurs ce concept d’introspection forcée du chrétien avant la participation  au « rituel de la sainte cène », est ni plus ni moins une adaptation du concept de la confession obligatoire avant communion qu’avait développé le système catholique romain, où  il fallait être en « état de grâce » pour participer à la « communion »…C’est un peu dans cet esprit que nos églises évangéliques ont conservé ou développé la notion d’état de péché qui empêcherait de « prendre la sainte cène ».  Cette idée peut même amener un réel embarras, une culpabilité forcée et un malaise chez certaines personnes…Car la vraie repentance vient toujours dans la liberté de l’Esprit, et non d’une introspection provoquée et routinière. Toutes ces notions étaient tout à fait étrangères aux premiers chrétiens. Il n’y avait aucune notion de cérémonie spéciale à part; cela s’est développé plus tard, nous le verrons dans le prochain chapitre.

        Le passage de 1 Corinthiens 10 :16 à 22 confirme lui aussi qu’il s’agit bien, dans l’optique des Écritures, de repas communautaires de fraternité et de partage, et non pas d’un rituel légaliste et stéréotypé : « La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion au sang de Christ?…Car nous participons tous à un même pain (Jésus)…Or, je ne veux pas que vous soyez en communion avec les démons. Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur, et la coupe des démons; vous ne pouvez participer à la table du Seigneur, et à la table des démons. Voulons-nous provoquer la jalousie du Seigneur? Sommes-nous plus forts que lui? »  Ici, il est dit que les chrétiens ne peuvent pas prendre part à la table du Seigneur et à celle des démons : nous ne pouvons pas participer à la communion fraternelle des croyants, manger avec eux à la table de partage, et en même temps participer à la communion du monde et de ses œuvres (qui vit selon ses idoles).

        Autrement dit, nous ne pouvons pas participer à une assemblée chrétienne le dimanche puis passer le reste de la semaine à la manière des incroyants, ou profiter en même temps des avantages offerts et par le corps de Christ et par le monde… Le fait que Paul compare la table du Seigneur à la table des démons, où il y avait de la viande (sacrifiée ou non aux idoles) démontre encore une fois qu’il s’agit bien de repas dans le vrai sens du mot, et non pas d’une petite cérémonie…Si la table des démons comprend de tout, même de la viande, est-ce que la table du Seigneur serait seulement un minime morceau de pain (ou dérivé) et un once de vin? La table des démons serait-elle mieux garnie que la table du Seigneur? Et puis il y a 1 Corinthiens 11 : 31 à 34 : «  Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. Mais quand nous sommes jugés, nous sommes châtiés par le Seigneur, afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde. Ainsi, mes frères, lorsque vous vous réunissez pour le repas, attendez-vous les uns les autres. Si quelqu’un a faim, qu’il mange chez lui, afin que vous ne vous réunissiez pas pour attirer un jugement sur vous. »  Il est toujours question de respect pour le côté communautaire et fraternel des repas, et jamais d’une quelconque cérémonie spécifique autour du pain et du vin compris dans les repas. La véritable communion avec Dieu et au corps de Christ dont le Nouveau Testament parle est ceci – 1 Jean 1 :7 : « Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché ».



TROISIÈME CHAPITRE :     HISTORIQUE ET FORMATION DE LA        
                                                         CEREMONIE DE LA CÈNE
                      
        Dans la période suivant les débuts de l’Église, durant et à l’intérieur des repas communautaires, il est plausible et compréhensible qu’on ait commencé à un certain moment (de façon spontanée) à « porter un toast » en l’honneur et à la mémoire de Jésus, en fractionnant le pain pour tout le monde et en buvant ensemble une gorgée de vin, petits gestes joyeux et purement symboliques de la vraie et importante action qu’était le repas de partage fraternel lui-même; repas (table du Seigneur) fait dans l’amour et la présence de l’Esprit, constituant une œuvre « réelle » de charité, et se situant bien dans la continuité de l’exemple donné par le Christ, et conforme à son enseignement spirituel. Cependant, un geste symbolique, si valable soit-il, ne doit jamais remplacer la réalité et l’application spirituelles des paroles et de l’intention de Dieu. Sinon, le geste symbolique devient plus important que la réalité elle-même et il supplante l’œuvre  faite « en esprit et en vérité ». Tout geste qui devient sacramentel, par la tradition des hommes, étouffe progressivement la vie de l’Esprit, et devient même une forme d’idolâtrie.

        Bref, comment en est-on venu à ramener le repas du Seigneur, la communion au corps de Christ, à une simple liturgie extérieure, répétitive, superficielle, qui n’exige aucune vraie implication des personnes en présence? La réponse est la même que pour toutes les autres traditions et vérités déformées qui se développent pratiquement (et malheureusement) toujours dans l’Église, au fil des siècles (et parfois même de quelques décennies seulement) :  détachement de la Parole, refroidissement des chrétiens, remplacement de la vie de l’Esprit par des actions terrestres, introduction de la pensée charnelle et de la sagesse humaine à la place de la pensée et de la sagesse de Dieu, interprétation rationaliste de la Bible à la place de la révélation de l’Esprit… etc. Pendant les trois premiers siècles, tant que les chrétiens étaient persécutés, ils vivaient dans une grande communion fraternelle, une communion véritable en « esprit et en vérité » dans le corps de Christ, où manger le corps et boire le sang de Christ avaient toute leur portée spirituelle, et se répercutaient dans de réelles actions de charité et de partage. La fraction du pain et le partage du vin concernaient  non seulement la nourriture terrestre, mais aussi la nourriture spirituelle.

        Mais, lorsque l’Église est devenue officielle, étatique, au 4e siècle, et que toute la foule des gens inconvertis s’y trouva incorporée malgré elle, l’amour se refroidit, la vérité s’effrita, une vision plus mondaine pollua l’esprit au sein de l’Église, et il se produisit un relâchement à tous les niveaux. Il devenait plus difficile et compliqué de rassembler les chrétiens dans les maisons pour des temps de communion et repas communautaires. Les réunions fraternelles et vivantes dans les maisons (ce qui demeurera quand même la norme durant l’histoire pour une grande partie de l’Église persécutée) furent graduellement remplacées par des rassemblements dans des édifices publics, où les réunions devinrent de plus en plus liturgiques, ecclésiastiques, contrôlées, reléguant au second plan la formule des agapes. La vie chrétienne « officielle »et individualiste remplaça l’ancienne mentalité, et on adopta progressivement, au lieu de la Parole vécue « en esprit et en vérité », des formes extérieures, des actes terrestres, sous l’influence du monde païen incorporé à l’Église. Donc, pour des raisons autant pratiques que spirituelles, les agapes vivants des maisons furent remplacés par une forme de communion rituelle et cultuelle, caricature de la vraie communion des croyants au corps de Christ. Tous les sacrements développés par l’Église au fil des âges vient de cet éloignement de la Parole révélée et vécue. Les paroles de la Nouvelle Alliance recevaient peu à peu des interprétations humaines pour aboutir à un nombre toujours plus grand de cérémonies remplaçant la vraie vie du corps de Christ et de l’Esprit. Pour ce qui est de la sainte cène, cela s’est fait graduellement à partir du 4e siècle, soit bien avant qu’il soit question de la transsubstantiation (vers 850 après J.C.), et que la coupe (le vin) ne soit retranché (en 1415 après J.C.). Donc, entre le 4e et le 9e siècle, la sainte cène, telle qu’on la connaît aujourd’hui, existait déjà, peu importe le nom qu’on lui donnait ou qu’on lui donne aujourd’hui (eucharistie, communion, cène, table du Seigneur, etc…). C’est donc peu à peu que s’est développé l’idée d’un rituel commémoratif séparé,  plus important que le repas lui-même et que la notion de vrai partage. Les agapes fraternelles ont donc été réduites, de façon malheureuse et fataliste (par commodité et facilité), au simple « rituel de la cène », un peu de la même façon qu’on a ramené, avec le temps, la réalité du baptême d’eau par immersion, au déversement de quelques gouttes d’eau sur la tête des baptisés, des bébés par surcroît…

        Il est intéressant de constater combien la tradition, une fois établie, est difficile, voire impossible, à déloger.  Par exemple, quand la réforme eut lieu, malgré toute la lumière reçue alors sur la Parole de Dieu, le salut par grâce et la vie chrétienne par la foi, une majorité d’Églises continua de croire et de conserver le concept du baptême des enfants, qui n’est pourtant pas scripturaire…Cela a pris des siècles à l’Église évangélique pour parvenir à la lumière sur ce point. Et aujourd’hui , même si une majorité des évangéliques a réussi à se défaire de ce « sacrement », il y en a encore une minorité qui procède au baptême des enfants. Nous sommes habituellement très attachés à nos traditions, nos façons de voir et de faire, même si parfois ça ne cadre pas avec la Parole de Dieu. Pour ce qui est de la « sainte cène » (expression qui n’est pas dans la Bible), il semble que presque tous n’y ont rien vu…Pratiquement personne ne semble s’être posé de questions, ni avoir examiné devant Dieu la pratique de ce rituel, pour savoir ce qu’il en était vraiment.  On a cru qu’en enlevant le concept de la transsubstantiation et en réinsérant le vin,  tout était redevenu parfait, conforme à la pensée de Dieu… La sainte cène que l’on connaît aujourd’hui n’est donc que le retour à l’eucharistie sous deux espèces d’avant le Moyen-Âge.  Pour ma part, Dieu m’a éclairé à ce sujet seulement parce que je lui ai demandé, et que je m’en suis remis totalement à Lui, avec un esprit libre et ouvert…

        Il convient de noter maintenant que le rituel de la sainte cène, quoique non conforme à la pensée de l’Écriture, n’est pas un acte vraiment nuisible ou dangereux. Tous ceux qui, de tout temps, y ont participé de bonne foi et avec sincérité, ont même pu en être bénis…Car Dieu nous bénit souvent, même malgré notre ignorance, nos erreurs et nos faiblesses. C’est pourquoi je ne veux pas que quiconque soit blessé ni troublé par le contenu de ce livret. J’expliquerai plus loin quelle attitude le Seigneur m’a demandé de prendre devant le fait établi et la vérité qu’Il m’a donnée…

QUATRIÈME CHAPITRE :    PROBLÈMES DE FOND ET PROBLÈMES
                                                     D’APPLICATION SUSCITÉS PAR LA PRATIQUE
                                                     DU RITUEL DE LA CÈNE

       Comme toute doctrine ou tradition venant des hommes et non de Dieu, l’instauration de la « sainte cène » dans l’Église a occasionné bon nombre de problèmes dans son application pratique et suscité bien des polémiques (différences, confusion, divisions, opinions, rejet, etc.); sans compter l’embarras et les blessures causés chez un certain nombre de croyants par la façon de procéder de certains groupes et les règles d’application du rituel, souvent prises dans des passages entourant des lois cérémonielles de l’Ancien Testament.

Voici quelques exemples des problèmes engendrés par cette cérémonie :

        ---  Communion sous une ou deux espèces?
        ---  Boire dans le même contenant ou des contenants différents (transmission possible de
              maladies)…
        ---  Du vin ou du jus de raisin?  Et si c’est du vin, qu’en est-il des alcooliques?
        ---  Jus de raisin ou autre sorte de jus?
        ---  Vrai pain ou substance dérivée? (et si c’est du pain, avec levain ou sans levain!?)
        ---  Célébration hebdomadaire, mensuelle, trimestrielle, bimensuelle ou annuelle?
        ---  Que veut dire « ne pas la prendre indignement »? Ne pas être « en état de péché »?…
        ---  Peut-elle être prise avant le baptême d’eau ou seulement après? (Certains groupes
              insèrent un ordre sacramentel…)
        ---  Les enfants des chrétiens peuvent-ils y  participer ou pas? Ici, il y a un gros débat…
              Si la « sainte cène » était vraiment du Seigneur, pourquoi la refuserions-nous à nos petits
              enfants qui affirment candidement avoir reçu Jésus dans leur cœur, et qui ne craignent
              pas de dire, à leur façon si pure et innocente, qu’ils sont chrétiens? Voudrions-nous
              semer le doute dans leur cœur, les attrister, leur démontrer que nous ne croyons pas en
              leur foi, souvent bien plus simple et plus spontanée que la nôtre? De plus, l’apôtre Paul
              dit que les enfants des croyants sont sanctifiés, à cause justement de leurs parents  --
              1 Corinthiens 7 :14 : « Car le mari non-croyant est sanctifié par la femme, et la femme
              non-croyante est sanctifiée par le mari; autrement vos enfants seraient impurs, tandis
              que maintenant ils sont saints ». Alors, pourquoi (pour ceux qui croient au rituel) ne pas
              prendre la « sainte cène » en famille, au lieu de la prendre de façon si individualiste
              et « occidentale »? Surtout que « Jésus, voyant cela, fut indigné, et leur dit : Laissez
              venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas; car le royaume de Dieu est pour
              ceux qui leur ressemblent » (Marc 10 :14).
              Cela nous emmène au problème suivant, tout aussi complexe…
        ---  Seulement pour les gens de l’église locale, ou aussi pour les chrétiens d’autres
              confessions ou les visiteurs? Encore une fois, si le rituel de la cène était vraiment du
              Seigneur, pourquoi, comme cela se fait dans plusieurs églises, la refuser aux nouveaux,
              aux visiteurs, qui, bien que «peut-être pas encore nés de nouveau », sont dans un
              cheminement sérieux avec Dieu et cherchent sincèrement à se rapprocher de Lui et à le
              connaître? En étant ainsi écartés du « repas » (!), plusieurs se sont sentis rejetés, ou ont
              été vexés par notre attitude quelque peu pharisienne, qui leur signifiait ni plus ni moins
              « qu’ils n’étaient pas saints comme nous », donc impropres à ladite cérémonie! Cela est
              déplorable car la plupart du temps, ces gens, qui ont soif de Dieu et sont bien  
              intentionnés, ont le désir de participer à nos activités, afin de s’identifier à nous…
              Pourtant, Jésus acceptait et accueillait les pécheurs tels qu’ils étaient; il n’attendait
              pas qu’ils soient « officiellement chrétiens » pour les inviter à lui, répondre à leurs
              besoins et se donner à eux…
        ---  Vérification de la nouvelle naissance chez les participants!? En adoptant cette façon
              de penser et de faire, notre cérémonie ressemble à certains égards bien plus à un exercice
              de jugement, de considérations humaines et de ségrégation qu’à une participation libre,
              spontanée, joyeuse, communautaire, selon le désir et le cœur de chacun…C’est la
              sincérité du cœur qui compte, pas le fait d’être reconnu comme ceci ou cela, ou de cadrer
              dans nos « patterns » tout établis, comme le fait d’avoir prononcé une profession de foi
              spectaculaire et « officielle » devant un grand auditoire à l’église, accompagné d’un
              discours à la satisfaction du « jury ecclésiastique » de notre tradition sacramentelle!
              Il y a aussi le danger réel de soupçonner le mal chez les croyants qui n’y participent pas.    
        ---  Dans l’église primitive, ces problèmes ne se posaient même pas : tous les gens
             rassemblés dans la maison prenaient part au repas partagé…

        Il est étonnant aussi de voir tous les efforts déployés par les hommes pour entourer la cérémonie d’une grave solennité et d’un décorum englobant des « outils officiels »…Tant d’importance et de dignité y ont été attribuées!

        D’ailleurs « prendre » la communion ou la sainte cène est tellement rien à côté de « vivre » la communion, par des gestes réels, impliqués, spontanés, poussés par l’Esprit, glorifiant la mémoire de Jésus, et aidant les gens à le reconnaître. Tant de problèmes pour une petite cérémonie, basée sur le sable d’une interprétation déformée de la Parole de Dieu. Tout cela emmène l’homme à l’improvisation et à échafauder un système plus ou moins logique autour de ce qu’il croit et fait. Quand assisterons-nous au  retour des véritables agapes de nourriture physique et spirituelle?  «Le premier jour de la semaine (jour de congé), nous étions réunis pour rompre le pain (manger ensemble, casser la croûte). Paul, qui devait partir le lendemain, s’entretenait avec les disciples, et il prolongea son discours jusqu’à minuit (repas spirituel). » (Actes 20 :7).

        Nous devons éviter de retourner au régime cérémoniel et aux symboles terrestres de l’ancienne alliance, « ombre des choses à venir » (Nouvelle alliance)…Ne remplaçons pas la vie véritable en Christ par des « choses élémentaires du monde ». « Frères, ne soyez pas des enfants sous le rapport du jugement… » nous recommande Paul.
Romains 14 :17 : « Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint-Esprit ».
Matthieu 26 :29 : « Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai du nouveau avec vous dans le royaume de mon Père ».

CINQUIÈME CHAPITRE :   QUELLE ATTITUDE PRENDRE MAINTENANT?

        Il y a une chose fondamentale que j’ai apprise depuis que j’ai connu le Seigneur, et pour apprendre cela, je crois qu’il nous faut parfois souffrir beaucoup…Cette vérité pourrait à elle seule fournir une explication à une grande partie de l’histoire de l’Église…  La voici :
Quand nous avons reçu et accepté une croyance ou une tradition qui vient des    hommes et  non de la vérité de Dieu, nous serons toujours ébranlés, bousculés,
choqués, scandalisés, lorsque quelqu’un arrivera et contredira notre croyance ou
               tradition; cela est automatique : tout ce qui sera en opposition à ce que nous
               avons cru viendra nous heurter de plein fouet, et cela prouve que notre fonde-
               ment est de sable et non du roc de Dieu…

D’autre part, quand nos convictions nous viennent de Dieu et sont vraiment    appuyées sur sa Parole révélée, rien ni personne,  ni aucune opinion contraire, ne pourra nous troubler, nous enlever notre paix, et créer en nous de l'animosité, de l’angoisse et une attitude défensive…

        Pour savoir si une conviction nous vient de Dieu ou des hommes, nous n’avons qu’à faire le test ci- haut décrit et nous avons la réponse…Notre réaction démontre si notre foi est basée sur la vérité de Dieu ou sur une vérité provenant des hommes. Il y a quelque chose dans le fond de notre esprit qui sait : quand c’est de Dieu, rien ne nous dérange, peu importe tout ce qui pourrait être dit ou fait par rapport à l’objet de notre foi; quand c’est des hommes, tout ce qui n’appuiera pas notre conviction à 100% nous rendra mal à l’aise, parfois même furieux.
 
        C’est pourquoi mon désir est que personne ne soit troublé par le contenu de ce livret. Le meilleur moyen de savoir si quelque chose est vrai est de questionner Dieu et d’attendre sa réponse…Je ne veux pas non plus que quiconque se sente mal à l’aise d’avoir cru à la cérémonie de la sainte cène, puisque moi aussi j’y ai cru au départ, même si ce fut plutôt sporadiquement ou en partie seulement. Quand le Seigneur lui-même me convainquit que les paroles de Jésus ne faisaient pas allusion à l’institution d’une cérémonie, mais plutôt à un « mode de vie », j’éprouvai une grande reconnaissance pour cette nouvelle liberté, cette satisfaction d’avoir été libéré de l’emprise d’une tradition purement humaine et sans réelle valeur. Je sais qu’il nous est difficile de nous défaire des concepts qui nous sont inculqués par les hommes et auxquels on a cru de tout notre cœur; mais tout le monde sait aussi que nous pouvons être « sincèrement » dans l’erreur…Le Seigneur, en ces temps de la fin, veut délivrer son Église de toute « plomberie » inutile; nous ne devons plus nous confier (parfois même nous en enorgueillir) dans nos traditions et  nos actions propres, qui souvent ne servent qu’à « la satisfaction de la chair » : « Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus… » (Matthieu 6 :1a)
« Néanmoins, sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme est justifié, mais par la foi en Jésus-Christ…Après avoir commencé par l’Esprit, voulez-vous maintenant finir par la chair?…Comment retournez-vous à ces faibles et pauvres principes élémentaires auxquels vous voulez vous asservir encore? Vous observez les jours, les mois, les temps et les années!…Vous êtes séparés de Christ, vous tous qui cherchez la justification dans la loi; vous êtes déchus de la grâce. » (Galates 2 :16; 3 :3 ; 4 :9-10 ; 5 :4).

        Pour ce qui concerne l’adoption du rituel de la cène par l’Église au fil des siècles, et qui semble maintenant presque irrémédiablement « coulée dans le ciment », Jésus se voit contraint de nous répéter, comme il a dû le faire souvent pour d’autres conceptions erronées : « Vous êtes dans l’erreur, parce que vous ne comprenez ni les Écritures, ni la puissance de Dieu » (Matthieu 22 :29).  Allons devant Dieu avec un esprit ouvert, détendu, confiant; la vérité et la lumière de Dieu apportent toujours paix, joie, liberté, force, conviction…

        Maintenant, quelle attitude le Seigneur m’a-t-il recommandé de prendre, devant le fait accompli et si généralement accepté de la cérémonie de la sainte cène, par rapport à ce qu’il m’a montré?

        D’abord, il convient de mentionner que je ne veux ni ne cherche en aucune manière à imposer ma conviction, même si elle me vient de Dieu. Je n’ai pas du tout envie de partir en croisade, ce qui pourrait faire bien plus de tort au peuple de Dieu que de bien; je sais pertinemment aussi que seul le Saint-Esprit peut apporter la lumière dans le cœur d’une personne et lui faire faire demi-tour. L’Esprit de Dieu est le  vrai enseignant, qui peut révéler l’Écriture, « convaincre, corriger, instruire dans la justice ». C’est au Saint-Esprit à préparer les cœurs et à répandre la vérité au sein de l’Église. Pour ma part, je suis conduit à adopter la même attitude que celle qui est décrite dans ces versets : « Car, bien que je sois libre à l’égard de tous, je me suis rendu le serviteur de tous, afin de gagner le plus grand nombre. Avec les Juifs, j’ai été comme Juif, afin de gagner les Juifs; avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi (quoique je ne sois pas moi-même sous la loi), afin de gagner ceux qui sont sous la loi; avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi (quoique je ne sois point sans la loi de Dieu, étant sous la loi de Christ), afin de gagner ceux qui sont sans loi . » « Tout est permis, mais tout n’est pas utile; tout est permis, mais tout n’édifie pas. Que personne ne cherche son propre intérêt, mais que chacun cherche celui d’autrui » (1 Corinthiens 9 :19 à 21 ; 10 :23-24).



        Avec la grâce de Dieu, je vais pouvoir agir librement, en donnant la priorité à l’amour. Lorsque j’irai dans une église qui croit et célèbre le rituel de la sainte cène, je vais la prendre avec eux, pour ne pas susciter de scandale ni de remous (à moins que leurs règlements la refusent aux « visiteurs »…). Et si je vais dans un groupe qui ne se préoccupe pas de cette cérémonie, je ferai de même. Garder ma conviction pour moi pour protéger mes frères est plus important que d’étaler une connaissance qui ébranle et attriste des membres du corps de Christ (1 Corinthiens 8 : 8-9 : « Ce n’est pas un aliment qui nous rapproche de Dieu : si nous en mangeons, nous n’avons rien de plus; si nous n’en mangeons pas, nous n’avons rien de moins. Prenez garde, toutefois, que votre liberté ne devienne une pierre d’achoppement pour les faibles »). Bien entendu, je serai toujours prêt à partager la lumière reçue lorsque le Saint-Esprit m’y poussera expressément; c’est qu’Il aura préparé les gens pour cette révélation et cette nouvelle liberté. Et je crois sincèrement qu’en ces temps de la fin, Dieu va permettre à une grande partie du corps de Christ de parvenir à sa pleine lumière sur ce sujet, ainsi que sur bien d’autres vérités de la Bible qui ont été oubliées ou déformées.

        D’ailleurs, je ne suis pas le seul à avoir reçu cette instruction divine sur notre interprétation traditionnelle faussée de l’Écriture menant à ce vain rituel…Plusieurs autres croyants l’ont aussi reçue (ou en ont reçu une partie) durant les dernières années; mais souvent ils n’osent pas en parler, de peur « d’être exclus de la synagogue (église…) »! C’est pourquoi, en rapport avec les versets de Jean chapitre 6 (Moi, je suis le pain de vie…Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle…Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi en lui), il peut être utile de citer un passage du livre « L’authenticité : un défi, une espérance », écrit par l’enseignant juif messianique (chrétien) Arthur Katz, maintenant connu internationalement (Éditions J.E.M.) : « Afin de ne jamais oublier le chemin que suivit notre Seigneur sur cette terre, il nous faut sans cesse retourner à cette table qui fut mise pour nous à Golgotha. Nous faiblirons, nous trébucherons, nous nous détacherons de Dieu et les uns des autres, à moins de rester en étroite communion avec celui qui donna sa vie pour nous. Il s’agit de bien autre chose qu’un acte, devenu pour beaucoup un simple rituel religieux bien su, qui se déroule sans accrocs. Tout enfant du Royaume de Dieu est appelé à une relation spirituelle, intime et totale avec le Messie vivant. En voici la clé : Christ en nous, et nous en lui. En lui donnant tout ce que nous sommes, en recevant jusqu’au plus intime de nous-mêmes tout ce qu’il est, nous marcherons ensemble dans la puissance de son amour, et nous inviterons au festin de la vie éternelle ce monde qui dépérit et balance entre deux opinions ».

        Nous pouvons aussi ajouter une citation de Rick Joyner, tirée de son livre « Il y avait deux arbres dans le jardin » (Éditions Menor/Carrefour) : « En parlant de manger sa chair et de boire son sang, le Seigneur ne faisait évidemment pas allusion à sa chair et à son sang physiques, mais à ce qu’ils représentaient symboliquement, à savoir sa vie et son corps, l’Église (nous sommes os de ses os et chair de sa chair). Déroutés par ce qu’il disait là, la plupart de ceux qui avaient entendu ces paroles se retirèrent et l’abandonnèrent. Par la suite, les dirigeants déconcertés de l’Église réduisirent cette vérité au rituel de l’Eucharistie. Or, ce dont parla Jésus est une réalité, pas un simple rituel. Participer à ce rituel n’est pas la même chose qu’avoir part au Seigneur…Lorsque ce rituel usurpa la réalité, c’est la vie même du Seigneur qui fut ôtée de l’Église…La substitution des réalités par des rituels a maintes fois privé les hommes de la rédemption et du salut. »

        En dernier ressort, complétons notre propos avec une méditation de Lloyd John Ogilvie, tirée de son livre « Manne pour aujourd’hui » (Éditions Vida) : « La religion représente l’une des sources les plus néfastes de pressions qui détruisent notre vie. La religion se définit comme l’effort de l’homme pour atteindre, satisfaire, gagner et mériter Dieu. Au travers de rites, de cérémonies, de règles et de dogmes, nous recherchons assidûment à devenir assez bons pour Dieu. La pression de la religion provient de notre éducation et de nos origines. Voici comment elle œuvre. Les ressources spirituelles de la prière, de l’adoration, de l’étude, des activités dans l’Église et des coutumes deviennent des buts, et nous croyons devoir les accomplir afin de plaire à Dieu. Ces choses deviennent une fin en elles-mêmes au lieu de nous aider à atteindre notre but véritable, qui est de glorifier Dieu et de jouir de Sa présence. Jésus est venu afin que nous recevions la vie, une vie abondante, sans restrictions. Il n’est pas venu dans le but d’assujettir les hommes avec d’autres rites religieux. Les institutions et les hommes religieux L’ont cloué à la croix…Notre religiosité peut apparaître tout autant dans les habitudes, les pratiques, les règles et les préjugés que nous chérissons, que dans les formes de notre adaptation apprise et conditionnée aux exigences de Dieu…Jésus nous affranchit de tout cela. Quand nous nous fixons pour objectif de Le connaître, alors nous ne sommes plus contraints de faire les œuvres « requises », mais nous désirons plutôt accomplir tout ce que nous inspire la justice ».



CONCLUSION


        Alors, pourquoi écrire ce livre? D’abord parce que je tenais à mettre sur papier toutes les merveilleuses réponses et instructions que le Seigneur m’a données; de cette façon, je pourrai plus facilement les partager avec les gens que le Seigneur m’indiquera, ou que Lui voudra toucher. C’est pour cela que je souhaite ardemment que ce livret ne tombe dans les mains d’un frère ou d’une sœur que si Dieu le veut, qu’Il a déjà préparé son cœur, et juge que c’est bon et utile. Quoique ferme et assuré dans ce que le Seigneur m’a montré, je préfère de beaucoup avoir de bonnes relations avec un frère qui ne sait pas cette vérité, qu’être en mauvais terme avec un frère que j’aurais « mis au courant » de façon importune…Après tout, ça ne vaut pas la peine de créer des déchirements pour une « simple cérémonie », qui, tout compte fait, n’est quand même pas si « dangereuse » (même si elle peut représenter une pierre d’achoppement pour certains…)!

        « Rituel de la cène » ou pas, Dieu règne encore, l’Église poursuit son pèlerinage, et le fruit de l’Esprit est bien au-dessus de toutes nos traditions, préférences, couleurs confessionnelles ou régionales, doctrines secondaires, règlements, normes, etc.  Marcher à contre-courant de toutes les choses qui divisent, c’est 1 Corinthiens 13 : « Quand je parlerais les langues des hommes et des anges…et quand j’aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance…si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien ».

        Seigneur, remplis-nous vraiment de ton Esprit, afin que ton amour soit plus grand et plus fort que tout…Amen.


Que Dieu vous bénisse dans toute sa richesse, en Jésus-Christ notre Seigneur…


      Éditions :  ÔR  VÉ  SHALOM 
                Michel C.








Par COJUMEIC - Publié dans : TEMOIGNAGE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 30 mars 2009



Shalom ouvra'ha à tous en ce jour de grâce du 4 Nissan 5769 selon le calendrier perpétuel d'Hashem Adonaï.

Alors que nous approchons de la pâque de l'Eternel que le monde appel la pâque Juive, il me semble opportun et impératif de vous parler de cette institution qui a été instaurée depuis le jardin d'Eden(Gen.3:21 )par Elohim afin que le plan merveilleux du salut de l'humanité soit accompli a l'égard de chacun de nous.

Bien que Adonaï recommande à perpétuité à toute les famille Juives de se procurer un agneau sans défaut dés le 10éme jour du mois de Nissan et de le garder jusqu'au 14ème jour entre les deux soirs afin de l'immoler , de manger sa chair cuit au feu, avec le bâton a la main, les souliers au pied et les reins ceints,
 (Exode12: 1-28)
Nombreux son ceux qui trouvent en cela une fête accordée seulement au peuple Juif dans l'ancienne Alliance,  devenue caduque selon eux, par la mort de Yeshoua (Jésus) sur le calvaire.
Voir la Pessah de l'Eternel seulement sur un angle philosophique ou théologique est une erreur grave qu'il faut corriger avant qu'il ne soit trop tard.

La Pâque de l'Eternel telle que présentée dans Exode 12  est une institution divine qui dure à perpétuité.
Elle nous été donnée comme mémorial perpétuel pour nous et pour nos descendants ; Elle nous rappelle la délivrance que Hashem accorda à Son peuple chéri après 430 années d'esclavage en Egypte.

 Le peuple Africain souffre encore de nos jours des conséquences de l'esclavage qu'il ont fait subir  au peuple d'Israël .

Au lieu de perdre le temps dans les critiques, les jugements et la condamnation de ceux qui  veulent honnêtement obéir à l'Eternel en immolant l'agneau pascal selon la recommandation de notre D.ieu, faisons face a la parole de D.ieu telle qu'elle se lit  dans Exode12 : 1-28.

N 'oublions jamais que Celui que nous appelons notre Seigneur
et sauveur , Le Chemin , la verité et la vie observa  cette prescription pendant qu'Il était dans Sa chair.
Ses disciples firent pareil avec lui et aprés Lui.
Mathieu 26 : 1-20.

Il ajouta le Seder de Pessah (la table du Seigneur )et le lavement des pieds avant de quitter ce monde et recommanda formellement de suivre Son exemple afin d'être béni.
Jean 13 : 1-17

Le soir du 14  Nissan (8 Avril 2009) correspond à ce grand jour de délivrance à travers la Pessah que Hashem offre à  Son peuple.

Si le Seigneur nous choisi et nous invite à Sa table, rendons lui grâce, honneur et majésté car il n'est pas donner à tous d' y prendre part. 

La Communauté Juive Messianique Internationale  du Cameroun célèbre pour la deuxiéme année cette grande fête de délivrance.

Soyez de la fête !

Vous pouvez vous joindre à la Communauté Juive Internationale du Cameroun, pour participer de près ou de loin à cette grande célébration.
Dans ce cas, Veuillez vous manifester en vous inscrivant
avant le 4 avril 2009, date d'acquisition de l'agneau,
auprès du Rabbinat de la Communauté à l'adresse suivante :

psipewo@yahoo.fr

NB : Votre contribution est indispensable pour l'acquisition de l'agneau au cas où vous vous joignez à nous.


©Phildesion



Par COJUMEIC - Publié dans : ETUDE DE LA TORAH
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 24 février 2009



Confiez-vous en L'Eternel à perpétuité,
Car L'Eternel,  L'Eternel est le rocher des siècles.

Esaïe 26 / 4


TA REPONSE SE TROUVE AUPRES DE D.IEU


Toi qui souffre dans le secret de ton coeur,
Tu hurles de douleur,
Et tu ne vois personne,
Dans ce désert qui t'environne.
Ton quotidien est devenu tristesse,
Tu n'as plus de hardiesse !
La tempête a touché ta vie,
Et rendu ton ciel gris !
Mais moi je te dis,
Confie-toi au Seigneur de la vie.
Rien n'est trop difficile pour Lui !
Vers Yeshoua Hamachia,
Lève tes yeux et vois !
Sa main tendue,
Vers toi qui n'en peut plus.
Le bon Berger d'Israël,
Te protège et t'aime.
Il ne t'a jamais abandonné,
Mais c'est toi qui t'est détourné,
Pour suivre un chemin égaré,
Dans ce monde d'iniquité.
Viens te prosterner,
Dans Sa demeure de sainteté.
Puise à Sa source de vérité,
Car Il t'appelle à te lever,
Tu es Son ouvrier,
Dans cette moisson,
Avant qu'Il ne revienne,
Au Mont des Oliviers.

©Lysdesaron


Par COJUMEIC - Publié dans : POESIE
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Derniers Commentaires

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus