BONTE, BEAUTE ET VERITE

Publié le par COJUMEIC

J’ai emprunté au grand savant Albert Einstein cette formule qui m’a servi

d‘entête à ce document de réflexion : « Trois idéaux ont éclairé ma route,

disait-il. Ils m’ont souvent redonné le courage d’affronter la vie avec optimisme : la Bonté, la Beauté et la Vérité ».
Il apparaît en effet, que dans un monde dominé par le matérialisme, l’égoïsme et la violence, il faut avoir une certaine dose d’optimisme, associée à de grandes connaissances scientifiques, pour dégager de ce chaos apparent, les idéaux de Bonté, de Beauté et de Vérité.

Un autre grand physicien Aryé Kaplan, qui était aussi rabbin, constatait : « Plus la science fera des progrès, et mieux nous comprendrons des pans entiers de la Torah et de la Cabbale qui nous sont encore obscurs ».

double-cause

Dans son livre intitulé «Théorie de la Double Causalité» le physicien et chercheur au CNRS Philippe Guillemant citait un extrait des écrits baha’is qui va aussi dans ce sens :
«La science et la religion sont les deux ailes qui permettent à l’intelligence de l’homme de s’élever vers les hauteurs et à l’âme humaine de progresser. Il n’est pas possible de voler avec une aile seulement. Si quelqu’un essayait de voler avec l’aile de la religion seulement, il tomberait bientôt dans le marécage de la superstition, tandis que d’autre part, avec l’aile de la science seulement, il sombrerait dans la fondrière désespérante du matérialisme »…

Dès son plus jeune âge, Philippe Guillemant s’est intéressé à la « synchronicité » (selon les observations du psychanalyste C. G. Jung). A sa sortie de l’Ecole Centrale de Paris, ses diverses orientations ont été motivées par son obsession de découvrir une explication scientifique à ce phénomène. C’est ainsi qu’il a développé dans son livre, le résultat de ses recherches concernant la « Théorie de la Double Causalité » et la « Loi de Convergence des Parties ». Il a illustré ses théories par l’analogie avec le cerveau humain : « Le cerveau gauche est celui de l’analyse tandis que le cerveau doit est celui de l’intuition. Nos deux cerveaux sont donc déjà adaptés à la Théorie de la Double Causalité.
Peut-on espérer plus séduisante confirmation ? Il explique :

« Dans nos sociétés modernes, nous avons remplacé notre besoin fondamental d’enrichir et d’explorer notre Arbre de Vie, par des besoins artificiels pour avancer plus vite et pour aller le plus loin possible… Nous avons littéralement oublié la dimension verticale…

« Nos progrès techniques, emprisonnés eux-mêmes dans le principe

« sacro-saint » de la causalité, ont amplifié ce phénomène de réduction de notre arbre des possibles à quelques tracés que tout le monde peut emprunter et qui rendent évidemment hasardeux toute volonté de procéder à des nouvelles recherches, dans d’autres directions…

« Albert Einstein fut le premier à avancer l’idée qu’en réalité le temps n’existe pas, ne s’écoule pas, ni vers le présent, ni vers l’avenir, ou bien il n’existe que par notre conscience d’observateur ponctuel dans notre vécu présent. Cette ponctualité du temps ne serait que la ponctualité de notre conscient pour observer ; et même observer pour être conscient.

« Une bonne façon de comprendre la nature spatiale du temps est de s’habituer aux conséquences d’un temps global incluant le passé et le futur, que l’information peut traverser dans les deux sens, comme dans l’espace…

La fonction du temps n’apparaît plus alors comme un véhicule de la causalité, mais comme étant uniquement et intimement liée à notre conscience… Evidemment ce genre de constat a tendance à déranger notre « bon sens commun » fondé sur la causalité…

« Selon la Théorie de la Double Causalité, le fait de qualifier un système chaotique de « déterministe », ne fait qu’entretenir une illusion produite par l’idée que nos équations de calcul sont elles-mêmes déterministes. Or, une telle idée repose sur l’hypothèse fausse selon laquelle nous évoluerions dans un monde continu, dans lequel ces équations ne pourraient aboutir qu’à une seule solution. La mécanique quantique nous montre au contraire que nous vivons dans un monde fondamentalement discontinu à l’échelle microscopique, où aucun objet quantique ne peut avoir une position précise…

« Il est en effet concevable que, contrairement à une loi créatrice de désordre (loi d’entropie) qui nous oblige à exploiter le hasard et la statistique pour éviter de tomber dans des futurs multiples, qu’une nouvelle loi créatrice d’ordre puisse ne faire émerger qu’une seule solution, la plus ordonnée parmi les solutions qui respectent les lois « réversibles » de la physique…
Ce mécanisme fait l’objet d’une logique « non causale » dont nous avons découvert l’existence, mais que nous ne maîtrisons pas encore…

« En ce qui concerne « la Loi de Convergence des Parties », les observations nous montrent que tout ce qui conserve un lien malgré la distance et le temps, converge ensemble vers le passé pour former un système ordonné ; ou encore, dans une version épurée, plus imprécise : « tout ce qui se ressemble, s’assemble… »
« Cette loi qui fabrique de l’ordre ne pourrait-elle pas servir de loi inversée « d’effet à cause » pour compléter la physique statistique dans le calcul du passé ? La Loi de Convergence des Parties se propose justement de rassembler tous les éléments susceptibles de converger ensemble, pour reconstituer un passé prédéterminé…
« Le retour dans le passé vers le « Big Bang » homogène n’est-il pas la meilleure illustration que l’on puisse trouver d’une Loi de Convergence des Parties, à l’œuvre dans l’Univers ? »

Voilà donc des nouveaux concepts (encore à préciser), qui nous permettront dans un avenir proche, je l’espère, d’expliquer certains phénomènes qui nous paraissent encore obscurs.

C’est ainsi que Philippe Guillemant en tire la conclusion suivante :
« Lorsque j’ai commencé la rédaction de cet ouvrage, je n’avais qu’une idée intuitive du mécanisme des synchronicités et j’étais loin de me douter qu’en travaillant cette intuition, en l’analysant et en la structurant à l’aide des enseignements de la physique moderne, je serais amené à tirer un très long fil qui donnerait corps à des concepts aussi mystérieux que l’esprit ou l’âme, et plus étonnant encore, à attribuer une fonction physique à l’Amour, en tant que substance fondamentale de transport des effets de la seconde causalité… »

Après la lecture de ce livre, on comprend mieux les injonctions que les Lois de la Torah veulent nous enseigner « d’aimer son prochain comme soi-même ».

Tags: ,

Publié dans TEMOIGNAGE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article