HONORE TON PERE ET TA MERE

Publié le par COJUMEIC

rav chlomo aviner Occuper Eretz Israël est un commandement bien connu de tous ;
mais celui d’honorer son père et sa mère semble être tombé en désuétude.

Permettez-moi de vous livrer un enseignement encore inouï : les deux commandements se complètent, comme le dit explicitement le verset :

« Honore ton père et ta mère. Alors, tu vivras longtemps sur la terre que l’Eternel ton Dieu te donne » (Ex. XX, 12). Il est donc, lui aussi, « national religieux ».


Je ne parle pas de l’époque où, enfant, vous manquiez de respect à vos parents mais de celle-ci, où, ayant vous-mêmes des enfants, vous êtes à même de comprendre le cœur d’un père. N’êtes vous pas intelligent, respectueux de l’Eternel, et veillant scrupuleusement à l’Etude et à la pratique ? Pourquoi

n’allez-vous pas chez vos parents ou ne leur rendez-vous pas visite vous qui, constamment, cherchez des échappatoires, au point qu’ils s’imaginent vous importuner ?! Assurément, les grands-parents sont critiques et se mêlent

souvent de vos affaires. Néanmoins, faudrait-il aussi vous rappeler qu’il faut savoir être reconnaissant ? Vous n’aurez pas assez d’une vie pour leur rendre

tout le bien qu’ils vous ont fait. Pourquoi ne pas saisir l’occasion de leur en redonner une infime partie ? La reconnaissance envers Dieu commence par celle

due aux parents (cf. Maïmonide ; « Séfer Ha’hinoukh ») car, comme l’enseignent nos Sages, « trois participants coopèrent à l’action de l’homme : le père,

la mère et Dieu ». Franchement, ne leur devez-vous rien ?

Si vous étiez conscient de

tout ce qu’ils ont enduré dans leur vie, vous les verriez sous d’autres yeux. Sachez-le, vos enfants se comporteront avec vous comme vous avec vos parents, ils voient en vous un exemple. A plus d’un titre, l’attitude négative envers vos parents reflète celle que vous avez envers vous-même, de sorte que vous risquez d’être toujours malheureux. D’ailleurs, vous ne les changerez pas. Les efforts, tournez-les plutôt vers vous et révisez vos positions. Par-là, vous vous comporterez autrement. On n’obtient que les objectifs qu’on s’est fixés. Vous serez heureux lorsque vous verrez vos parents d’un œil favorable.

L’honneur dû aux parents est une mitsva dont on récolte les fruits dès ce

monde-ci (d’après Traité de la « Michna » « Péa » I, 1). Un défi, sans nul doute, comme le signalait notre Maître, le Rav Kook. Il expliquait en substance que

ce commandement avait le pouvoir d’attendrir les cœurs les plus endurcis grâce « au sentiment de la reconnaissance, profondément enraciné dans le cœur »

(cf. « Eyn Aiya » « Shabbat » 21, §14), défi qui sublimera toute votre

personne.

Avec nos remerciements à Alice Sikli et Michaël Blum.

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Publié dans ETUDE DE LA TORAH

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