JE REVIENS TE CHERCHER

Publié le par COJUMEIC

rony-akrich Dans son commentaire sur la Tora, Nahmanide précise que vivre en Eretz Israël constitue bien l’une des 613 mitzvot. Donc, la raison pour laquelle nous devons demeurer en Eretz Israël n’est pas uniquement le fait de vouloir vivre libre et de

posseder un «foyer national», mais c’est d’abord que Dieu nous a offert cette terre et qu’elle fait partie de notre patrimoine spirituel.
Nous appréhendons ainsi l’importance vitale de notre présence sur le sol que Dieu nous a octroyé. Pour le peuple juif, vivre en Eretz Israël, c’est tout simplement vivre, tandis que vivre dans l’exil de la diaspora, ce n’est, pour nous, dans le meilleur des cas, que survivre.
Nous saisissons mieux l’affirmation de nos Sages selon laquelle la mitzva de vivre en Eretz Israël est comparable à l’ensemble des mitzvot. Ce qui ne vient

nullement dispenser de tous les commandements, celui qui réside en terre d’Israël. Au contraire, ce «commandement intégral» vient nous expliciter que la présence

du peuple juif sur sa terre ancestrale est la condition sine qua non à la mise

en pratique de la Tora dans son ensemble.  
Pour illustrer la densité essentielle de cette mitzva de résider en terre

d’Israël, nos Sages nous ont enseigné qu’il est préférable de vivre en Eretz

 Israël dans une ville à majorité idolâtre, plutôt que de demeurer en diaspora

dans une ville habitée par une majorité de Juifs, car «tout homme

qui habite en Eretz Israël est semblable à quelqu’un qui possède un Dieu tandis

que celui qui vit en exil est semblable à celui qui n’en a pas.
Mais attention: tout cela ne signifie évidemment pas que tout membre du

peuple juif résidant encore en exil est dispensé des commandements de la

Tora, mais que la seule option pour pratiquer l’intégralité des mitzvot est justement de vivre en Israël. Comment respecter l’étonnante palette de lois agricoles, sociales, politiques, économiques, etc.… de la Tora si nous ne résidions pas sur notre terre et si nous étions seulement dépendants du bon vouloir des autres nations de la terre? L’authentique mise en pratique de la Tora n’est donc possible pour le peuple juif qu’en habitant sur sa terre.
Ceci étant, comprenons bien qu’il ne suffit pas uniquement de posséder cette terre et de l’habiter: il faut également la construire, la faire fructifier, par une relation de conjugalité profonde, comme celle qui n’a cessé d’animer le peuple juif

à toutes les époques. Cela s’appelle Yichouv Haaretz, la construction de la terre. Cette mitzva de fertiliser la terre et de construire le pays revêt une importance fondamentale.
La construction d’une ville en Israël constitue un événement capital! Nos patriarches en ont donné l’exemple: ils n’ont cessé d’ensemencer la Terre

d’Israël et d’y creuser des puits avec une grande ferveur. Le Talmud abonde

en éloges envers celui qui plante le sol sacré. On cite à ce propos l’enseignement suivant: si une personne est en train de planter dans le sol d’Israël et que l’on vient lui annoncer l’arrivée du Messie, il devra d’abord terminer son activité en cours, et ensuite seulement aller à la rencontre du Messie. Est-ce à dire qu’un plant est plus important que le Messie tant attendu? Assurément non, mais il

faut comprendre que ces deux points apparemment différents ne constituent que deux aspects d’une même dynamique: la résurrection du peuple juif sur sa terre

et l’avènement messianique.
www.ronyakrich.com

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Publié dans ETUDE DE LA TORAH

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